Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige ou nul oiseau n’a laissé son empreinte. V.I.R.
G.
I.N.I.
A..W.
OO.L.F
Alors je vous fait un petit topos, j’ai beaucoup de truc à vous présenter ce moi-ci donc je ne vais faire que recopier les critiques diverses :D c’est méchant je sais mais cet article à faire tout les mois est un sacerdoce donc voilà je m’e dépêtre ainsi pour cette fois !
On commence par une avalanche de livres :
Un chocolat chez Hanselmann de Rosetta Loy :
1940. Dans un grand chalet d’Engadine (en Suisse), madame Arnitz et ses deux filles accueillent Arturo, un jeune réfugié. Le beau jeune homme ne laissera pas indifférentes les deux sœurs. Quand la passion amoureuse se vit dans la tragédie de l’Histoire
de Stefano Benni : Margherita Dolcevita. A 15 ans, dotée d’un chien affectueux et d’une famille normalement insupportable (deux frères et deux parents, tous absorbés par leurs propres affaires…), Margherita n’a pas la vie aussi douce que son patronyme le laisserait supposer. N’y aurait-il qu’elle pour veiller aux biens communs de la famille et à sa liberté ? N’y aurait-il qu’elle pour comprendre le terrible danger qui menace avec la construction d’une maison hostile dans le terrain vague d’à côté ? Dans cette bâtisse, qui ressemble « au dépôt de dollars d’Oncle Picsou, un gigantesque cube de verre noir » sans porte ni fenêtres, s’installe une autre famille, aux mœurs bien étranges. De ce roman à suspens, qui tient du polar autant que du film d’aventure (il y a un petit air de Club des cinq qui flotte dans le récit), on retient surtout le formidable personnage de la blonde et boulotte Margherita, intelligente et frondeuse. L’écriture inventive de Stefano Benni et son humour corrosif sont un régal. Après lecture, naît ce sentiment (rare) d’avoir lu un conte profond qui parle de nous.
Le théorème d’Almodóvar (d’Antoni Casas Ros) :
« Le théorème d’Almodóvar : la puissance du monde divisé par mon incapacité à le rencontrer. », écrit le narrateur. Il n’a plus de visage, il vit reclus, ne sort que la nuit. A 20ans, ce brillant étudiant en mathématique a croisé un cerf sur sa route en roulant en état d’ivresse. Accident. Défiguré. Qui pourrait aimer son apparence cubique ? Le cinéaste Almodóvar ? Lisa, transsexuelle au grand cœur ? On sent, dans cette histoire, des éléments de vérité et de fantasmes. Quel que soit le vrai ou le faux, on reste fasciné par ce texte. Théorème d’Almodóvar bis : « Il suffit de regarder assez longtemps pour transformer en horreur la beauté. »C’est cela, l’horreur d’une situation devenue beauté du texte.
Le temps d’une chute de Claire Wolniewicz :
A 11ans, Madelaine est placée chez les sœurs car sa mère vient de mourir et son père l’a abandonnée. Révoltée, elle reprend goût à la vie en se découvrant une passion pour la couture. Adolescente, elle travaille chez une couturière de province, puis monte à Paris et crée sa maison. Ses amours avec Tadeusz, rescapé d’Auschwitz, son incapacité à aimer sa fille unique, son tourbillon dans le monde de la mode quarante ans durant font de son parcours une traversée emblématique du XXe siècle.
Et mon cœur transparent de Véronique Olvadé :
Lancelot vient de perdre son épouse, dont la voiture a dérapé d’un pont. Tout à sa douleur, il se remémore leur rencontre, leur vie à deux, leurs éloignements lorsqu’elle partait photographier des ours polaires. Peu à peu, des discussions avec des proches de sa femme le conduisent à penser que cette mort n’est peut-être pas un accident. Dans quelles affaires louches celle-ci avait-elle trempée ? Jolie variation sur le thème : connaît-on vraiment la personne qui vit à nos côtés ? Une étrange atmosphère plane sur ce roman, mélange d’humour, d’insolite et de sensibilité, le tout servit par une écriture très musicale.
Journal d’Hélène Berr :
Etudiante brillante préparant une agrégation d’anglais, Hélène mène la vie d’une jeune fille épanouie, avide de lecture, amoureuse d’un jeune homme qu’elle vient de rencontrer. Sauf qu’elle vit en 1942. Son fiancé rejoint les forces françaises à Londres et, peu à peu, Hélène prend conscience de l’horreur qui se trame autour d’elle. Son journal, qu’elle tient régulièrement durant deux ans est saisissant. On la voit évoluer, de la jeune intello exaltée, soucieuse de donner à son texte une certaine qualité littéraire, à la femme qui apprend à se concentrer sur l’essentiel : soulager les souffrances de ses proches. Vivre cette métamorphose en direct provoque une grande émotion.
Journal d’une écolière soviétique de Nina Lougovskaïa :
Au cœur de la révolution stalinienne, Nina, 14ans, brave les interdits : elle tient son journal. Elle décrit sa scolarité, ses doutes, ses émois, le quotidien. Elle critique aussi la politique avec une surprenante lucidité et soutient ouvertement les résistants russes, comme son père. En 1937, la police confisque les trois cahiers intimes, jugés antistaliniens. Toute la famille est alors envoyée pour douze ans au goulag. Ces écrits, retrouvés dans les archives du KGB, sont aujourd’hui un témoignage précieux.
La fille sans visagede Patricia MacDonald :
Nina, 16ans, et ses deux frères aînés se retrouvent orphelins à l’assassinat de leur mère, pour lequel leur père est emprisonné. Nina défend l’innocence de son père. Aussi, quand il obtient une libération conditionnelle, elle l’aide à se réintégrer. Mais, la semaine de sa sortie, il est retrouvé mort. Suicide ? Meurtre ? Contre l’avis des siens, Nina enquête. Elle découvre alors qu’en matière d’horreur l’être humain est capable du pire. Un thriller finement mené.
Le rêve de Balthus de Nathalie Rheims :
Son père décédé, Léa sombre dans la solitude. La jeune femme découvre un jour un tableau qui représente ses propres songes : le rêve, de Balthus. Le propriétaire de la toile assure que les deux personnages sont Angela, sa fille disparue, et Léa elle-même. Il la supplie de l’aider à retrouver son enfant et l’invite à Venise sur les dernières traces de sa fille. Mais c’est une confrérie d’hommes en quête d’immortalité qui l’attend. Léa ne comprend pas. Est-elle ce maillon manquant qu’ils cherchent pour goûter enfin à l’éternité.
Les Sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra :
Un médecin arabe israélien bien intégré à la société israélienne voir arriver aux urgences un corps déchiqueté après un attentat. Il reconnaît son épouse. Choqué, il met un peu de temps avant de réaliser qu’elle n’est pas la victime de l’attentat mais… la kamikaze. Il va tenter de comprendre comment sa femme en est arrivée à pareille extrémité. Un livre-coup de poing haletant et boulversant.
de Duong Thu Huong =>Terre des oublis. Au Vietnam, une femme voit sa vie bouleversée par le retour de son premier mari, qu’elle croyait mort à la guerre depuis plus de dix ans. Par devoir, elle quitte son nouveau mari et son fils pour prendre soin de cet homme qui ne lui est plus rien. Un cauchemar. Livre sublime découvert par Muze à sa sortie et qui a depuis obtenu le prix de Elle 2007 !
Bien, maintenant on passe au film. Désolé si c’est un peu tard pour certains, je fais ce que je peux, j’ai une vie moi aussi et puis au moins ça vous donnera des idées de dvd au pire !
On commence par Telepolis :
A quoi tient la beauté, la magie d’un film? A une image parfois, un plan, une séquence. Dans ce conte en noir et blanc qu’est telepolis, on pourrait dire que c’est ce moment extraordinaire où, au milieu du silence d’une ville dont la parole a été bannie, apparaît une chanteuse à la voie envoutante mais dont le visage est un trou noir… D’une renversante élégance, ce film argentin tourné avec un budget de misère n’en finit pas de nous offrir comme autant de cadeaux ses poétiques trouvailles visuelles. Mais tout cela n’est pas gratuit, telepolis ne se résume pas à un brillant exercice de style bourré de références (à l’expressionnisme notamment). Esteban Sapir sait donner la vie a des personnages incroyablement émouvants dans leur tentative d’échapper au sort que leur impose un dictateur habile à se servir des médias. Car ce film futuriste tourné comme les chefs-d’œuvre du muet propose aussi une réflexion qui ne manque pas de pertinence sur le pouvoir des médias, la télévision en tête. Une merveilleuse curiosité.
SWEENEY TODD : là, exceptionnellement, je prends le relai car je suis allée le voir :
Je ne vous ferai pas un long résumé car je trouve qu’ils en dévoilent trop, il n’y a plus aucune surprise pour ce film sinon ! Sachez juste que Sweeney revient à Londres (« nothing like London ») avec la ferme intention de prendre sa revanche sur un certain juge Turpin(Rogue dans Harry Potter).
Une collaboration magnifiiiique entre Tim Burton (Timmy pour les intimes) et Johny Depp ainsi que la charmante( pour certains plus que pour d’autres ;)) femme de Timmy(faut suivre) : Helena Bonham Carter. On y retrouve tout : le sadisme et les questions éthiques, existentielles etc. Le tout sur une belle trame du barbier de Séville (Timmy ne laisse rien au hasard) avec une pointe d’inspiration naturaliste je dirai qui donne toute la dimension que l’on aime chez TImmy : pas que du gore, les références font aller la réflexion largement plus loin.
Je n’oublierai pas de parler de la BO qui m’a totalement envoutéééée, c’est ce qui me fait fonctionner le matin. Je compte vous mettre une petite chansonnette, je sais pas encore laquelle, vous aurez la surprise !
découvez-la ici....
LITVINENKO :
Bien plus qu’une enquête sur l’empoisonnement de l’ex agent secret russe Alexandre (haha) Livtinenko, ce documentaire implacable met au jour tout le système Poutine et ses multiples dérives. Car c’est bien l’ombre du président russe qui se profile derrière cet assassinat. Les deux réalisateurs ont mené un travail d’enquête impressionnant et accumulés les témoignages à charge, dont celui de la journaliste Anna Politkovskaïa, elle aussi assassinée. La démonstration fait froid dans le dos
Inutile
La production à grande échelle dans les usines de Canton, l’univers singulier de la créatrice Ma Ke et les raccommodages besogneux des artisans dans une ville minière où la coquetterie n’est jamais absente. Trois séquences, trois aspects du vêtement et un regard : celui de Jia Zhang-Ke, muet, qui contemple et caresse la beauté du réel, voguant sur le creux des visages et les plis des étoffes. Il dégage de cet inutile(Wu Yong) une poésie subtile dont on se laisse volontiers irradier
A VOIR : ELLE S’APPELLE SABINE, FILM DE L’ACTRICE SANDRINE BONNAIRE SUR SA SŒUR AUTISTE, SABINE BONNAIRE !
JUNO :
Jason Reitman a beau avoir pour père Ivan Reitman, connu pour être l’un des gros tâcherons d’Hollywood(on lui doit notamment l’inénarrable Arrête de ramer, t’es sur le sable), fiston s’est pourtant imposé comme l’un des meilleurs jeunes cinéastes américains. Après le grinçant [/i]Thank you for smoking[i], il s’attache aux pas de Juno (Junon en VF). Son homonyme présidait_dit-on_ aux accouchements. Et justement, Juno, 16ans, tombe enceinte de son meilleur copain, Paulie, qui, à part rouler des yeux d’un air catastrophé, ne lui est pas d’une grande utilité. La jeune fille refuse à avorter. Et se lance alors dans la quête éperdue de parents adoptifs idéaux pour l’enfant à venir. Jason Reitman_ sur le très beau scénario de Diabolo Cody_ dresse le portrait d’une ado soudainement précipitée dans les rapides du monde adulte et qui, en fin de compte, y surnage bien mieux que pas mal de « grands ». La situation a beau offrir toutes les possibilités du pathos ou, au contraire, du film social, Reitman reste sur sa ligne : le portrait d’une jeune fille qui trace sa route avec une détermination peu commune
A VOIR AUSSI LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL , JE NE VOUS EN DIT PAS PLUS ; SI VOUS VOULLEZ PLUS D’INFO, ALLEZ SURhttp://allocine.fr.
si ce n’est pas déjà fait, plongez dans l’univers américano-hébreu de Yael Naim avec son nouvel album : (lien image)
une de ses chanson ici
Un livre encore :
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro :
« Dans le livre d’Ishiguro, nous sommes trois amis. Enfance idyllique, protégée de la violence du monde. Adolescence heureuse, sexe sans danger. Et puis soudain, on apprend pourquoi Ishiguro nous a enfantés. Et tout bascule. »
Pour plus d’info :evene
Pour la saint Valentin en retard, sans faire de discours anti-romantique :
Un très beau livre de Charlotte Garson sur la représentation des sentiments amoureux dans le 7e art :
amoureux
Un livre de photos d’immigrés commenté par eux-mêmes :
the new europeans de Jim Goldberg.
Un musée sur l’immigration a ouvert au Palais de la Porte-Dorée, à Paris, indispensable !5€
Pour revenir à Timmy, un magnifique livre est sorti sur lui, d’Antoine Baecque qui porte le sobre nom de
Tim Burton, pour les fans.(35€)
Et voilà, enfin finit, j’ai cru ne pas en venir à bout ce moi-ci !
Après une longue hésitation, j’ai mis ma chanson préférée de Sweeney Todd mais vu qu’elle est complète, bin ya pas la vidéo mais bon tant pis, pour les puristes. Moi c’est vraiment celle que j’adore !
voir ici
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