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moonsun
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19.03.2006
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Bonne nouvelle pour le don de sang

Posté le 29.11.2007 par moonsun
Il a été hier dit par Roseline Bachelot qu'il était intolérable que le don de sang soit interdit aux homosexuels aussi c'est pour celà que cette interdiction va être levée. Quelle joie, un peu de justice :) et oui, c'est pour ça que je revient animer un peu ce blog mais dsl le temps me manque car je suis en plein dans une nouvelle à envoyer fin décembre et ça va être chaud sur ce au revoir et à la prochaine!

pour plus d'infos ici


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La part de l'autre

Posté le 17.11.2007 par moonsun
livre d'Eric-Emmanuel Schmitt sur Hitler.
L'auteur établi un parallèle entre le vrai Hitler, celui qui déclara la guerre au monde entier au nom du 3e Reich et entre celui qu'il aurai pu devenir s'il avait été accepté à l'école des beaux-arts de Vienne. Fascinant, pour découvrir le monstre qui rode en chacun de nous.



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Rêves d'éléphants

Posté le 11.11.2007 par moonsun
Orient: si loin, si proche
Le train s’était arrêté quelques centaines de mètres avant la gare de Mahäbalipuram pour laisser passer une file d’éléphants travailleurs. Xavier en avait profité pour récupérer son sac coincé entre une cage à poules et un baluchon d’où s’échappait une enivrante odeur de menthe. Il avait suivi les rails chauffés par le soleil jusqu’au fenêtres, comme on le lui avait demandé dans la lettre à la signature illisible reçue quelques jours plus tôt à l’hôtel Majestic de Bombay. Il sentit tout de suite une présence dans l’obscurité. Un rayon de soleil se faufilai à travers deux planches disjointes, éclairant une silhouette. Xavier crut, un instant, être devant un miroir. A part le teint cuivré de sa peau, le turban qui dissimulait ses cheveux et le revolver qu’il tenait dans sa main, le garçon qui lui faisait face lui ressemblait trait pour trait…
L’inconnu se mit à parler d’une voix très douce, trop douce:
-Je crois que nous avons beaucoup de choses à nous dire…
La voix était la même que la sienne, mais pas la prononciation: l’étranger roulait les r d’une manière bizarre qui n’était pas totalement inconnue à Xavier. Alors ce fut comme si, tout d’un coup, il y voyait plus clair, assez clair pour savoir que cet étranger était son frère jumeau, Chaksu!

Orient : si loin
Vingt ans plus tôt, Xavier et Chaksu naissaient dans un hôpital de Bombay ; leur mère, Vanmali, était née, comme eux, en Inde. Ce n’était pas en revanche le cas de leur père, Whiled, Polonais, natif de Varsovie ; Xavier et son frère étaient le résultat d’une malheureuse rencontre entre un volontaire de la Crois Rouge débarqué en Inde pour la prévention du sida et une jeune femme locale avec laquelle il avait deux enfants, des jumeaux. Tout aurait pu bien se passer : les jumeaux auraient pu être élevés en Inde ou en Pologne, cela aurait été tellement mieux que cette enfance sur deux continents entre lesquelles l’antagonisme était souvent palpable! Mais il fallu que leurs parents décidassent de se séparer en prenant chacun un enfant et de ne jamais se revoir, mais d’envoyer leurs enfants pour se rencontrer, une fois en Pologne, une fois à Bombay. Ainsi fut dit et ainsi fut fait : Xavier ne voyait son frère que de temps en temps durant les vacances. Entre temps, Chaksu et sa mère avaient déménagé à Mahäbalipuram. Sa mère prétexta que les tourments de la ville lui donnaient des vertiges, mais Wilhed se doutait bien qu’un homme était derrière cette décision…
En Pologne, Xavier était un écolier modèle et, qui plus est bilingue. En effet, si son père ne souhaitait pas revoir son ancienne compagne, il ne voulait pas que son enfant ignorât la langue de son pays natal! De son côté, Chaksu, apprenait le polonais tout en étant un élève un peu moins studieux, mais qui satisfaisait largement aux exigences de sa mère qui ne souhaitait pas avoir un fils docteur!
Xavier vivait très mal la séparation d’avec son frère ; en revanche, sa mère lui manquait beaucoup moins, non pas qu’il la tenait pour responsable de cette situation, mais elle n’avais jamais fait preuve d’un instinct maternelle exemplaire à son égard.
La vie en Pologne ne convenait pas vraiment à Xavier : son père était donc volontaire à la Croix Rouge, mais son véritable métier était de travailler dans ses bureaux toute la journée pour un salaire à peine convenable, et c’était pour échapper de temps en temps à cette vie ennuyeuse que Wilhed faisait ce « double métier ». Le seul problème était les missions organisées par cet organisme : il refusait de prendre son fils avec lui et le confiait « aux bons soins » d’une voisine alcoolique qui lui servait tout juste de quoi subsister. Pour toutes ces raisons, Xavier était très mélancolique et il aimait flâner dans les parcs en composant des vers. Se sentant délaissé, la poésie devint vite son seul exutoire… Il était très replié sur lui-même et plus les années passaient, plus il se renfermait. Il eut une adolescence très difficile et tourmentée par les moqueries de ses camarades, le délaissement de sa famille. Il pensait très souvent à son frère Chaksu et faisait tout pour ne pas perdre le contact avec lui. Mais, lorsque son père tomba malade et mourut, il se retrouva seul. Il avait alors dix-huit ans et était donc majeur, personne ne s’occupa de lui, il n’avait alors plus personne au monde… Sauf son frère! Il décida de partir à sa recherche sur le champ ; il dilapida le peu d’argent qu’il lui restait de son père et partit pour Bombay, au départ pour renouer avec son lieu de naissance, et puis de toute façon,les vols Varsovie/ Mahäbalipuram ne couraient pas les rues et il tenait absolument à partir le plus tôt possible. Il ne prit que le strict nécessaire, puis tourna une dernière fois son regard sur le petit salon qui était devenu lugubre de jours en jours depuis la disparition de son père ; non, il n’aimait pas cette expression « disparaître », les gens ne disparaissaient pas puisqu’ils mouraient… Pris d’une soudaine nostalgie, il se décida à quitter la demeure de son enfance, l’abandonnant elle et ses souvenirs au temps et au mépris.
Une fois dans l’avion, sa tristesse fut telle qu’il ne put réprimer une larme coulant sur le bord de sa joue : il allait quitter son pays, sa ville, pour retrouver un Orient qu’il était incapable de reconnaître sans son frère, il parlait un hindi qui sans son père n’avait plus aucun sens d’exister. Sa mère ; que dirait sa mère ? Cette mère qui n’avait pas su le voir grandir, serait-elle capable de l’aimer? Il ne les avait même pas mis au courant de la mauvaise nouvelle! Comment avait-il pu être aussi sot? Trop enfermé dans sa tristesse, il en avait oublié de prévenir sa mère! Et son frère, comment réagirait-il? Ce frère qui connaissait si peu son père! Lui-même ignorait tout de sa mère! Trop de questions tournaient encore dans la tête de Xavier lorsqu’il arriva de longues heures plus tard dans l’aéroport de Bombay. Il fut d’abord désorienté par cette foule, par ce bruit, par ces pensées incessantes qui le tourmentaient encore ; qu’il avait été inconscient! Comment pourrait-il espérer retrouver le restant de sa famille dans cette intensité grouillante qu’est l’Inde!
Il reprit cependant espoir lorsqu’il constata que tout dans ce pays ne lui était pas inconnu : les places portaient toutes les mêmes noms que dans ses souvenirs,les avenues et les grandes rues étaient restée inchangées : bien qu’étant un pays en pleine expansion, l’Inde gardait toujours un côté exotique et mystérieux.

Orient : si proche
De son côté, Chaksu tentait de devenir taxi à Bombay, il revenait souvent à la capitale pour assurer son avenir dans ce métier. Après avoir déménagé à Mahäbalipuram, sa mère lui avait présenté son « nouveau papa », Rahas, qu’il trouvait gentil mais un peu trop attaché aux traditions indiennes ; il faut dire que Chaksu connaissait l’Occident et le trouvait bien plus moderne que l’Orient. Il avait même envisagé de faire taxi en Pologne! Mais à quoi bon? Son père ne voulait pas de lui, sinon, pourquoi l’aurait-il laissé derrière lui en Inde tandis qu’il rentrait chez lui avec son autre fils? Il adorait les visites de son père en Inde, il aimait son accent indien un peu rouillé avec le temps ; en revanche, il n’appréciait pas tellement son frère, au début du moins. Après, ils apprirent à devenir bons amis, mais sans plus. Malheureusement, une fois qu’il eu atteint la majorité pour pouvoir travailler, la compagnie de taxi le refusa et il en fut de même pour toutes les autres. Il fallait se rendre à l’évidence : on n’avait pas besoin de jeunes dans ce métier… Sa mère et son beau-père entreprirent de nombreuses démarches pour l’aider à travailler, ils ne trouvèrent rien de mieux que cornac. Chaksu en fut scandalisé : il détestait le fait de devoir invectiver son animal tout le temps pour le forcer à traîner un tronc d’arbre et de participer ainsi à la déforestation de son pays. Non, non et non, il refusait ! On eut beau lui dire qu’il pouvait emmener des touristes visiter la ville, sa décision resta inchangée. Sa mère dut pleurer et beau-père s’énerver pour qu’il accepte finalement.
Pourtant, il décida de mêler la protection de la forêt indienne et de son métier de cornac : il rendrait les touristes, mais pour leur faire visiter la forêt afin de leur donner envie de la protéger! Deux mois plus tard, il avait acquis une jeune éléphante de trois ans qu’il affubla d’un nom occidental, Joanna, en pensant à la chanson de Serge Gainsbourg que son père lui avait fait découvrir. Joanna avait un tempérament doux et calme, elle n’avait jamais eu à faire à ces brutes qui dévastent la forêt, elle ne connaissait donc pas le fouet, les insultes, les coups et était presque étrangère à la souffrance pourtant si commune aux autres représentants de son espèce. Très vite, Chaksu s’accommoda de son travail et ne regretta même pas de ne pas être chauffeur de taxi. La vie coulait doucement ; et pourtant, il n’avait pas eu de nouvelles de son père et de son frère depuis des lustres, trois ans pour être précis et peu à peu, de jour en jour, l’inquiétude s’immisçait en lui…
Un soir, après une rude journée de travail, il entreprit d’aller au bar le plus proche pour se reposer un peu ; là-bas, on l’informa que quelqu’un le cherchait, un occidental. C’était un mauvais signe : ici, en général, lorsque les gens de cette sorte voulaient vous parler, c’était pour essayer de vous prendre vos terres, votre maison avec l’appui des lois toutes plus saugrenues les unes que les autres. Chaksu essaya de garder la tête froide mais la panique le ganga, il ne retrouva son calme qu’après avoir ingurgité deux verres copieusement remplis d’alcool fort.
« Ne t’inquiète donc pas, lui dit le barman, il suffit de l’éviter soigneusement! Tout ce que nous lui avons dit, c’est que tu travaillais dans la forêt comme cornac. Tu nous connais, on lui a pas dit où tu habitais, au cas où… Il nous a dit qu’il logeait à l’hôtel Majestic de Bombay, que nous devions te dire qu’il te cherchait.
-Il n’as pas dit quand je pourrai le voir?
-Tu sais, Chaksu, ces hommes-là, mieux vaut s’en tenir éloigné mais si tu veux le rencontrer, il m’a dit qu’il descendrait ici une fois par semaine… Jusqu’à ce qu’il te retrouve… En revanche, il n’a donné ni son nom, ni son prénom.
-Tu devrais vraiment t’en tenir éloigner! » déclara un homme du fond du bar. Pour Chaksu, c’était déjà tout décidé, il allait s’appliquer à éviter ce curieux personnage coûte que coûte
Cela fut beaucoup plus dur qu’il ne l’avait imaginé! Partout où il passait, on lui disait qu’un homme le cherchait, le même homme que celui dont parlait le barman. Il était sans cesse sur le qui vive, un rien le faisait sursauter. Il allait tous les soir au bar noyer son angoisse dans l’alcool avant de renter titubant dans sa maison vide, puisqu’il avait quitté la maison de sa mère depuis qu’il avait trouvé du travail…
Alors, un plan germa dans sa tête : se débarrasser de cet homme, l’élimine, le tuer! C’était sa seule chance pour préserver le peu qu’il avait de sa famille. Il n’en parla à personne, mais acheta un revolver. Il écrivit, d’une écriture nouée d’angoisse, une lettre à cet homme. Comme lieu de rendez-vous, il choisit un vieil hangar inutilisé près de la gare. Il cacherait le cadavre quelques part dans ces recoins obscurs où existent mille et une façons de se faire agresser, tuer, voler… Le jour même, il partit avant le lever du soleil bien qu’il eut donné rendez-vous à sa future victime à midi. Il marchait sur la route et, peu à peu, il redécouvrit la beauté du chant des oiseaux, de l’odeur de la mousse et de la caresse humide et délicate de l’air sur sa peau. Il rebroussa chemin et décida de prendre Joanna pour partager son émotion avec elle. La bête, sans rechigner, le laissa monter sur son dos et caler ses jambes près de sa tête avant de partir d’une démarche lente et assurée qui lui était habituelle. Juché au-dessus du sol, Chaksu pouvait mieux apprécier la diversité des arbres qui l’entouraient. Une fois arrivé à l’entrepôt, il vérifia si les deux balles qu’il avait achetées avec le revolver étaient bien en place ; il en enleva une : un homme, un vrai n’avait besoin que d’une seule balle pour éliminer son ennemi, c’est-ce qu’on lui avait dit! Il entendit d’abord des bruits de pas, puis il vit la prote s’ouvrir et une lumière oubliée emplir la pièce que la porte tournant sur ses gonds fit disparaître à nouveau. A cause de cette lumière éblouissante, Chaksu n’avait pas eu l’occasion de voir la tête de l’étranger. Le polonais étant la seule langue occidentale qu’il connaissait, il déclara d’un ton qu’il essaya de rendre convainquant, mais ce fut dur tant il tremblait de peur:
-Je crois que nous avons beaucoup de choses à nous dire… » Sans même laisser le temps à l’escroc de dire quoi que ce soit, il tira. La balle atteignit la tête, Chaksu avait visé le cœur. Un rayon de soleil filtra par un trou et Chaksu put enfin discerner les traits de l’étranger : il avait des cheveux châtains, les mêmes lèvres que sa mère, le même regard bleu effaré que son père. Chaksu poussa un hurlement de désespoir, il venait de reconnaître dans les traits de cet étranger ses traits, les traits de son frère Xavier! Un petit rectangle blanchâtre se détacha dans le rai de lumière, c’était une lettre en hindi qui lui était destinée:
Chaksu, mon frère, les mots me manqueront sûrement pour te parler le jour de nos retrouvailles. Alors voilà, je t’écris! Papa est mort. Je suis venu ici pour vivre avec vous et pour vous le dire à maman et à toi, mon frère. Nous n’avons jamais été amis, mais sache que je t’aime quand même.
PS: Excuse-moi pour mon hindi, il s’est un peu rouillé avec le temps.
Xavier.
Alors, sans bruit, Chaksu glissa sa main nouée de remords dans sa poche et en sortir la dernière balle, la balle de l’espoir! Des larmes coulaient, amères et aigres sur ses joues ; il mit la balle dans l’objet de mort, l’approcha de son cœur et tira. Il put sentir sur son corps un liquide froid et chaud à la fois. Sa dernière pensée d’amour fut pour son frère, son dernier regret fut de ne pas s’être tiré dans la tête pour mourir comme lui, sa dernière angoisse fut pour Joanna.
Pendant ce temps, un moustique s’escrimait à piquer Joanna pendant qu’elle rêvait d’un monde sans hommes…..

FIN


et oui encore une nouvelle, plus vieille celle-ci et merci pour ceux qui sont allés jusqu'au bout! :)

Forgetfulness

Posté le 07.11.2007 par moonsun
Encoooore du Billy Collins car ce poème est vraiment magnifique

~*~*~*~*~*Forgetfulness~*~*~*~*~*
The name of the author is the first to go
followed obediently by the title, the plot,
the heartbreaking conclusion, the entire novel
which suddenly becomes one you have never read,
never even heard of,

as if, one by one, the memories you used to harbor
decided to retire to the southern hemisphere of the brain,
to a little fishing village where there are no phones.

Long ago you kissed the names of the nine Muses goodbye
and watched the quadratic equation pack its bag,
and even now as you memorize the order of the planets,

something else is slipping away, a state flower perhaps,
the address of an uncle, the capital of Paraguay.

Whatever it is you are struggling to remember,
it is not poised on the tip of your tongue,
not even lurking in some obscure corner of your spleen.

It has floated away down a dark mythological river
whose name begins with an L as far as you can recall,
well on your own way to oblivion where you will join those
who have even forgotten how to swim and how to ride a bicycle.

No wonder you rise in the middle of the night
to look up the date of a famous battle in a book on war.
No wonder the moon in the window seems to have drifted
out of a love poem that you used to know by heart.
~*~*~*~*~*

Image ou texte alternatif



~*~*~*~*~*Oubli~*~*~*~*~*
Le nom de l'auteur est le premier à s'en aller
Suivit sagement par le titre, l'intrigue
La fin déchirante, le roman entier
Qui subitement devient un [livre] dont que vous n'avez jamais lu,
Dont vous n'avez même jamais entendu parlé,

Comme si, un à un, la mémoire que vous devez entretenir
décide de se retirer dans l'émisphère sud du cerveau
dans un petit village de pêcheurs où il n'y a pas de téléphone.

Il y a longtemps vous avez embrassé le nom des neufs Muses au revoir
Et regardé l'équation remballé son sac,
Et même maintenant alors que vous mémorisez l'ordre des planètes,

Autre chose est en train de s'en aller, un état de fleurs peut être,
l'adresse d'un oncle, la capitale du Paragay.

Quoique vous vous efforciez de vous souvenir,
Ce n'est pas sur le bout de votre langue,
Pas même tapis dans un quelconque recoin sombre de votre rate.

Ca a flotté en bas d'une sombre rivière mythologique
Dont le nom commence par un L autant que vous vous en souvenez,
Bien sur votre voie où vous allez rejoindre ceux
Qui ont même oublier comment nager et rouler à vélo.

Pas étonnant que vous vous réveillez au milieu de la nuit
Pour chercher la date d'une célèbre bataille dans un livre de guerre.
Pas étonnant que la lune à la fenêtre semble dériver
D'un poème d'amour que vous devriez connaître par coeur.
~*~*~*~*~*

Some days

Posté le 05.11.2007 par manon
Bon allez, encore un petit Billy Collins, c'est trop beau si vous aimez, il y en a un et puis l'autre ici

c'est donc partit pour Some days

Some Days

Some days I put the people in their places at the table,
bend their legs at the knees,
if they come with that feature,
and fix them into the tiny wooden chairs.

All afternoon they face one another,
the man in the brown suit,
the woman in the blue dress,
perfectly motionless, perfectly behaved.

But other days, I am the one
who is lifted up by the ribs,
then lowered into the dining room of a dollhouse
to sit with the others at the long table.

Very funny,
but how would you like it
if you never knew from one day to the next
if you were going to spend it

striding around like a vivid god,
your shoulders in the clouds,
or sitting down there amidst the wallpaper,
staring straight ahead with your little plastic face?


Image ou texte alternatif



Des fois

Des fois je met les gens à leur place à table,
Plier leur jambes aux genoux,
S'ils viennent avec cette position,
Et je les fixes aux petites chaises de bois.

Tout l'après-midi ils se toisent,
L'homme au costume marron,
La femme à la robe bleue,
Parfaitement sans émotions, au comportement parfait.

Mais d'autres fois, je suis celui
Qui est soulevé par les côtes,
Puis posé dans la salle à manger d'une maison de poupée
Pour m'asseoir avec les autres à la longue table.

Très drôle,
Mais comment prendriez-vous celà
Si vous n'avez jamais su si le jour suivant
Vous alliez le passer.

Marchant à grand pas autour, comme un dieu vivant,
Vos pieds dans les nuages,
Ou s'asseyant là-bas au milieu du papier peint,
Regardant fixement devant avec votre petite tête de plastique?


Fille de l'air et de la terre

Posté le 04.11.2007 par Manon
Une nouvelle écrite il y a quelques temps le thème c'est la colère, vous l'aurez deviné^^

Fille de l’air et de la Terre:

Lorsqu’elle n’entendit plus le bruissement nerveux des feuilles, Andréa entra timidement dans la pièce voisine, son homme était assis devant une feuille blanche et la regardait avec une telle force qu’on aurait pu croire qu’il essayait de s’abymer en ce petit rectangle blanc, son teint mat en contraste avec ses cheveux peroxydés la fit sourire comme souvent, il tourna vivement la tête fort mécontent de la voir ici, dans son bureau, sans aucun motif, bien sur!
« Qu’est-ce qu’il y a encore?
-Je voulais juste te regarder travailler tu es tellement beau, mon cœur!
-Tu sais très bien que je n’aime pas ça, en plus je suis occupé! Va, occupe-toi, je ne suis pas le centre du monde ; quand j’écris, on dirait qu’il n’y a que là que je t’intéresse, à croire que tu en as rien à foutre de moi et que t’aimes me faire chier!
-S’il te plaît, ne recommence pas! Tu es coincé c’est ça, c’est ça qui te rend si méchant, mais faut te calmer mon pauvre, c’est pas de ma faute!
-Tu ne te rend pas compte que veux être seul… J’ai besoin d’être seul quand je crée!
-Comme tu voudras, il fut un temps où tu avais besoin de moi pour créer, j’était ta « muse »…Tu parles…
Elle partit bien vite pour cacher ses larmes. Vingt minutes après, elle était assise sur son lit, dans la piève d’à côté, lui cherchait toujours quelques chose pour noircir sa feuille mais la colère avait tué sa seule chance d’écrire quoi que ce soit… Elle attendait qu’il vienne s’excuser, mais à quoi bon? Il ne le fera pas et elle le savait. Andréa perdit patience, elle avait toujours cru que la patience lui ferait connaître le vrai amour mais là, c’en était trop. Elle prit ses affaires dans les tiroirs, l’armoire, la salle de bain, rangea tout minutieusement dans les valises et appela un taxi. Au moment de le lui annoncer, son estomac se noua, toute cette agitation l’avait empêché de penser aux mots qu’il allait falloir dire.
-Abel je pars.
-Quoi?
-Oui, je crois qu’on a tout essayé pour retrouver la beauté du début mais ça ne sert à rien… On ne peut plus vivre ensemble, on ne fait que se supporter ; laissons tomber!
-Tu dit ça comme ça, toi, mais tu ne te rend pas compte que tu ne fais aucun effort!
-Je ne pense pas que l’amour demande autant d’effort…Abel, le taxi est là, je vais chez Charlotte, ça nous fera du bien de nous retrouver toutes les deux.
-Ouai, c’est ça, casse-toi!
-Si tu le prend comme ça, c’est tant pis pour toi, tu m’as entendu : je pars, au revoir Abel… C’est fou, t’auras même pas été foutu de me dire adieu correctement…

Pour les peuples qui vivaient sur le sol grec il y a plus de deux mille ans, Colère était la sœur de Terreur, d’Habileté, de Dissension, des Mensonges, des Meurtres, de Peur, de Vengeance, d’Intempérance, d’Altercation, de Pacte, d’Oubli, de Fierté, de Combat ainsi que d’Océanos, de Métis, des Titans, du Tartare et des trois Érinyes qui tous furent engendrés pas l’Air et la Terre Mère durant leur union au moment de la création du monde.

Mais chez Charlotte, ce n’était pas la joie non plus et ce fut un bruit de vaisselle cassée qui accueillit Andréa.
Charlotte était dans la cuisine avec sa mère qui ressassait encore une vieille histoire d’études arrêtées trop tôt, de loyer à payer… Comme à son habitude lorsqu’elle était en colère, Charlotte s’excitait sur sa vaisselle sa mère finit par claquer la porte, laissant à peine le temps à Andréa de se cacher dans le jardin car elle n’avait pas envi de subir encore les retombées de la colère de quelqu’un. Elle attendit donc, elle revint sur le palier, ses affaires à la main et voilà que la pluie commença à tomber. Cependant, à l’intérieur, Charlotte semblait s’être calmée: elle ouvrit soudainement la porte, une poubelle à la main ; Andréa qui était adossée à la porte chuta à ses pieds, risquant de la faire tomber. Charlotte regarda l’intruse sur le palier de sa porte venant d’attenter à sa vie et y reconnut sa meilleure amie, ouvrit les yeux tout ronds, laissa échapper un « Qu’est-ce que tu fous là? » puis éclata de rire devant le ridicule de la situation. Quelques minutes plus tard, elles étaient toutes deux dans le salon et parlaient. Andréa, toute penaude, expliqua son comportement ce qui eu pour effet de faire rire son amie, la soirée se passa bien entre rires et larmes et Andréa fut invitée à rester tant qu’elle en aurait besoin dans la petite maison qui semblait bien déserte à Charlotte depuis que sa petite minette était morte.
Le matin se leva timidement sur le brouillard courant de ce côté de la région parisienne, pourtant Charlotte se leva, se prépara et laissa un petit mot à Andréa « Je pars au travail et oui, feignante, y’en a qui bossent, je te laisse le double des clefs, fais comme chez toi et passe une bonne journée.
Ta tortionnaire préférée. »
Elle arriva chez son premier « patient », la famille Ranton , composée d’Henriette et de fils, Boris. Elle entendit comme d’habitude la voie d’Henriette crier à travers l’appartement « va ouvrir à l’assistante sociale! », la tête carrée de Boris apparut entourée de mèches brunes éparses.
« Tu , n’es pas au collège aujourd’hui Boris? Questionna doucement Charlotte.
-Non, non parce que maman se sentait pas bien alors j’ai préféré rester.
-Tu avais des contrôles prévus?
-Non, mais je compte y aller cet après-midi, je mange et je pars directement.
-Je peux t’emmener si tu veux, je passerai te prendre à midi, tu commences à midi et demi, c’est ça?
-Mmm mais ne vous dérangez pas pour moi…
-Ça ne me gène pas. La mère e Boris fit irruption dans le petit salon miteux essoufflée, le chignon à moitié fait, une bouteille à la main.
-Vous en voulez un peu?
-Non merci, je vous ai déjà expliqué que je n’ai pas le droit d’accepter ; vous buvez encore?
-Justement, c’est pour ça qu ejido demandé à Boris de rester ce matin au moins, j’avais envie de reprendre, vous voyez, j’ai préféré de pas rester seule…
-Oui, je comprend maintenant, l’envie est passée?
-Oui à peu près, je vais jeter cette bouteille, c’est la dernière, vous savez…
-Vous voulez que je vous aide, on fait ça tous les trois, ensembles?
Madame Ranton acquiesça et, lentement, laissa le liquide marbré glisser dans l’évier. Lorsque ce fut fini, elle laissa échapper un long soupir et sourit.
-Ça m’enlève un poids, vous pouvez pas savoir!
-Vous êtes courageuse madame Ranton, je repasserai, soyez forte, rien n’est totalement fini ; à midi, Boris.
-A midi!


Le vent souffle sur l’arbre qui semble se contorsionner de douleur, faisant ainsi chanter toutes ses feuilles sous la respiration saccadée de la bourrasque, les branches craquent et l’écorce striée et brune se déchire dans un bruit de fin du monde laissant une énorme plaie claire béante. Les animaux ont arrêtés leurs activités et se tiennent silencieux dans le sanctuaire de la colère du ciel. La peur envahit les cœurs, une sensation de fin proche dans ce calme tout relatif, car le vent se déchaîne et les arbres, eux, tentent en vain dans leurs gesticulations grotesques de ne pas tomber sur leurs frères, c’est la débandade chez ces géants d’ordinaire si calmes et posés.

Le jeune homme ouvrit la portière de la voiture sans un regard en arrière vers sa mère qui lui faisait un signe d’au revoir.
-Alors ça va mieux depuis la dernière fois?
-Heu oui.
-Ta compétition s’est bien passée?
-Celle de la dernière fois, c’était génial ! J’ai fini troisième et on m’a rien cassé cette fois!
Elle ne put réprimer un gloussement avant de reprendre son sérieux, il ne sembla pas remarquer l’interruption et continua.
-Ça me défoule, vous aviez raison mais je lui en veux tellement, j’ai l’impression de lui en vouloir toujours autant…Ça me rongeait avant, maintenant cette colère me permet de me battre. La boxe, c’est vraiment ce qu’il me fallait mais tout reste, vous comprenez?
-Oui. Avant tout, je doit te dire que c’est normal, cela fait à peine deux ans que ton père est parti, il est donc normal que tout cela te semble long mais tu as déjà fait un grand chemin en deux ans, quoi que tu dises et ta mère aussi ; ça n’a pas été facile pour elle mais regarde : elle s’en est sortie.
-C’est vrai…Arrêtez-vous là s’il vous plaît, c’est ici le collège! Elle arrêta la voiture en double file et il descendit après un bref signe de la main en guise d’au revoir. Elle s’assura qu’il rentre bien dans l’édifice gris béton avant de repartir ; il traversa le hall d’un pas rapide, passa au bureau des surveillants pour justifier l’absence puis se dirigea vers la salle de cours. Il était presque en retard, il entendit les rumeurs autour de lui et Ranma, sa voisine de maths, lui demander la raison de son absence.
-C’est rien… Elle le regarda longuement mais n’insista pas. Le cours commença mais Boris n’arrivait pas à se concentrer, comment cela se faisait-il qu’une heure de cours semble interminable alors qu’une heure dehors ou à la boxe passait comme un souffle? Il maudit le collège qui divisait tout en heure qui se voulaient précises et concises et qui coupaient la vie humaine à grand coup de soixante minutes prophétiques, sacro saintes dans le système éducatif. Il se rendait bien compte de l’inutilité de cette pensée noire mais elle l’occupait pendant cette tranche de temps plus longue que les autres. Il regarda Ranma qui écrivait, penchée sur sa feuille de cours, ses cheveux noirs foncés s’arrêtaient juste au niveau de sa nuque, elle avait un nez un peu trop long peut-être mais des yeux noirs envoûtants ; Boris ne la connaissait pas tellement mais elle avait toujours été gentille avec lui et il avait essayé de ne pas être trop désagréable en retour et il n’était pas indifférent ses yeux couleurs nuit autant qu’elle n’était pas insensible au charme de ses cheveux en bataille. Il la contemplait, plongé dans ses réflexions, lorsqu’elle remonta la manche de son pull qui avait trempé dans l’encre, alors Boris put voir pleinement les griffures rouges sur tous les avant-bras de la jeune fille.

La marque rouge dévore la forêt à une vitesse grandissante, les quelques habitants de l’immensité verte regardent leurs habitations détruites par la folie de la nature, tous sont médusés de cette colère si brusque, si soudaine… et si destructrice.
Ils ne pensent pas que ce feu a couvé avant d’être aussi puissant et qu’un feu permanent couve aussi en eux.
Le bois vert suinte et laisse échapper une fumée noire. Le bois mort, lui, en revanche, brûle rapidement tuant les animaux qui s’y étaient réfugiés, les fourmis courent frénétiquement cherchant une issue, les oiseaux qui ont eu le temps de s’envoler cherchent à échapper à la vague rouge pour reconstruire un foyer et tout recommencer depuis le début en oubliant les jeunes œufs, les petits oisillons, les conjoints.

Ranma se rendit compte quelques secondes avant les fin des cours la mégarde qu’elle venait de commettre, elle jeta un regard angoissé autour d’elle en rabattant vivement ses manches sur ses bras encore douloureux mais apparemment il n’y avait que Boris qui s’en était aperçu. Pendant l’intercours, elle entraîna Boris dans un coin tranquille et le supplia de ne rien dire, à personne! Il semblait soucieux, elle commença à prendre peur mais il lâcha une phrase qui la toucha « je suis là, tu sais, on se connaît pas beaucoup mais je suis là et ce n’est pas possible que tout le monde soit contre toi! » Elle lui répondit un peu trop vite peut-être: « Parfois j’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui est contre moi. » Puis elle partit bien vite. Le reste de la journée, elle évita Boris et rentra directement chez elle. Là, elle s’enferma dans sa chambre et repassa les éléments de la journée dans sa tête une première fois, puis elle sortit son compas et entreprit de se faire une entaille à chaque mauvaise réaction qu’elle avait eu, comment avait-elle pu être aussi bête? Comment? En plus elle n’avais pas d’amis, tout le monde s’en foutais d’elle… Mais non, ce qu’à dit Boris est la preuve même que c’est faux! Sur cette pensée, elle arrêta la rage autodestructrice, regarda ses bras sanguinolents et éclata en sanglot, comment avait-elle pu se détruire à ce point pour rien??? Comment? Elle pris l’annuaire, le nez encore coulant et composa le numéro de Boris en priant pour tomber sur lui. La voix du jeune garçon résonna dans le combiné et son cœur se mit à battre plus fort.
« Allo, c’est bien Boris n’est-ce pas?
-Oui… Ranma?
-Oui, je… Je tenais à te dire que je vais arrêter tout ça.
-Mais oui c’est ça…
-Je te le jure!
-Mais quand?
-Dès maintenant.
-C’est vrai?
-…Oui je vis faire tout mon possible! A demain. Elle hésita puis lâcha à la hâte
-Bisous! » Avant de raccrocher le combiné le cœur palpitant comme après une heure de course, le sourire aux lèvres.
Le lendemain, c’était déjà samedi et Ranma se retrouva seule chez elle, son père était parti travailler, sa mère aussi et son frère qui travaillait de nuit n’était pas encore rentré, sûrement parti faire une « virée » avec ses amis. Elle sortit et prit le chemin qui la menait directement chez son psychologue, monsieur Camille Cronin, qui l’attendait comme à son habitude dans son petit bureau aux meubles noirs. Ranma avait toujours trouvé le contraste étrange entre ces meubles noirs comme la nuit et a jovialité de son psy! Elle frappa ; comme à son habitude, il tait là et noircissait une feuille.
« Assied-toi, tu as recommencé depuis la dernière fois?
-A vrai dire, oui, trois fois.
-Et peux-tu me dire pourquoi? Dit-il sur un ton sans reproche mais plutôt soucieux.
-Je ne crois pas que ce soit ça qui soit important.
-C’est pourtant la raison de ta venue ici depuis un certain temps maintenant.
-Oui, c’est vrai mais ce qui compte à mes yeux, c’est que j’ai décidé d’arrêter pour de bon. Parce que, en fait, ce que je cherchais en me faisant mal c’était à me « punir » parce que je ne méritais pas l’estime des autres et que je n’arrivais pas à l’obtenir ; du moins, je croyais, jusqu’à ce qu’un garçon de ma classe très gentil ne s’en aperçoive et là, il m’a dit que je pouvais compter sur lui. C’est tout bête comme phrase, je sais, ça n’engage à rien mais, secrètement, je crois que c’est ça que j’attendais.
-Je vois… Mais pourtant, tout cela, ta mère te l’a dit avant de te « confier » à moi alors, à avis, pourquoi n’as-tu pas réagi à ce moment?
-Je n’était pas prête et puis surtout j’avais l’impression que je n’arrivais pas à sortir du cercle familial, à m’adapter dans la société. Tout est faussé avec la famille : ils sont obligés d’aimer, de protéger, etc. Je sais que ce n’est pas toujours vrai, mais dans ma tête, c’est cela. Je n’avais donc aucun mérite à être aimée par ma mère, mais ce garçon n’est pas de ma famille, il n’était pas obligé de dire ça, vous comprenez?
-Oui, je comprends que ce petit galopin a fait mon boulot… Il gloussa avant de reprendre son sérieux.
-Je suis fier de toi et te félicite. Maintenant, nous allons tout de même continuer de nous voir car on ne sait jamais ce qui peut arriver et une guérison n’est pas forcement facile…. » Son corps acquiesça mais son imagination emportait le reste de son être loin, très loin dans un futur où elle serait heureuse : où elle arrêterait de faire ces affreux rêves où elle allait nue dans toute la ville, un futur où elle aurait des amis et un bonheur sûr et peut-être… Boris, qui sait? Aussi, quand la sonnerie du téléphone retentit, elle sursauta comme une pile électrique.
« Oh, excuse-moi, je n’attendait pas d’appel!
Allo? … Ha Ena! Non, oui, je suis avec une patiente… Ha, ha bon, bien désolé donc à la prochaine! He oui, tant pis, allez porte-toi bien d’ici là!
Excuse-moi encore Ranma… »

Maman a dit qu’elle a pas le temps de jouer avec moi. C’est pas juste, moi je veux jouer, elle doit « cuisiner » mais j’aime pas manger, je préfère jouer! Pourquoi elle n’aime pas, c’est pas juste, elle a pas le droit de pas m’aimer, et puis je veux jouer, je veux jouer! Si c’est comme ça, je boude, je vais casser quelque chose pour qu’elle me voit à nouveau, plus comme si j’était une vitre et puis qu’elle m’aime et qu’elle me prenne dans ses bras et qu’elle me dise « je t’aime monchou » et qu’elle joue avec moi!

Ena raccrocha un peu dépitée de ne pas avoir pu parler plus amplement à son ami avant de partir pour son voyage dans le fin fond de l’Érythrée, ce pays d’Afrique coincé entre le Soudan, l’Éthiopie et la Mer Rouge. Elle était psychologue elle aussi, elle avait rencontré Camille dans un congrès. Elle allait là-bas car elle était chargée d’aider les femmes d’un refuge pour femmes battues parties à temps.
Elle avait tout de suite voulu aller travailler en Afrique, pour faire une vraie action humanitaire, elle retournait rarement en France et traversait l’Afrique de long en large pour aider les populations.
Elle partit donc et découvrit là-bas des femmes brisées non seulement physiquement mais psychologiquement aussi. Certaines avaient réussi à partir avec leurs enfants, d’autres non : c’était elles qui pleuraient doucement la nuit en murmurant le nom de leurs enfants et cela créait un chant, un chant pour ne pas oublier, pour que les petits restent quelques instants encore dans l’esprit de leur mère esseulées. Et la nuit, elle aussi pleurait, la journée elle se révoltait, elle mettait toute son énergie dans son métier et essayait de redonner goût à la vie à ces femmes qui avaient tout perdu. Son travail n’était pas que celui de psychologue, elle aidait aussi à l’infirmerie, etc., car partout, le personnel manquait mais pas la bonne volonté. Ena pleurait de rage parfois devant tant de misère due aux hommes, comment pouvait-on traiter des êtres humains de cette façon? La colère et la frustration lui tenaient compagnie en permanence.
Un jour, on lui demanda d’aller jusqu’à la « grande ville » de Mersa Fatma qui était située à 200 kilomètres plus au nord du village où ils se trouvaient pour chercher une femme en détresse qui avait réussi à les joindre et à leur demander de l’aide. Elle prit donc la voiture de service et partit, elle trouva avec quelques difficultés la dénommée Durah qui vivait avec son fils Dajan et qui demandait de l’aide afin de ne plus être sous l’emprise de son mari ; elle parlait le Tinbrinya, tout comme Ena.
« Merci encore d’être venue, je ne sais plus quoi faire, aujourd’hui encore il va revenir, c’est sûr et il va recommencer à boire, à frapper Dajan puis moi. Les voisins le laissent faire et ne m’aident pas ; je ne savais plus quoi faire…
-Vous avez eu raison de nous contacter, mais nous ne pouvons rien pour vous tant que vous restez ici, il faut nous suivre dans le villa où nous sommes installés.
-Et la maison?
-Je sais que c’est dur, mais c’est la seule solution maintenant, il va falloir tout recommencer à moins qu’un arrangement à l’amiable soit encore possible…
-Jamais il ne voudra. Vous comprenez, je fais ça pour Dajan surtout, s’il n’y avait que moi, je resterais mais je ne veux pas qu’il grandisse comme ça.
-Je vous promet que vous aurez tout ce qu’il vous faut là bas, il y a même une école pour lui sans compter l’aide psychologique, l’infirmerie, etc.
-Je n’ai pas vraiment le choix… Dajan, prépare un thé à…
-Ena!
-A Ena, pendant que je prépare les paquets!
Le garçon devait avoir 8 ans environ. Ses cheveux crépus étaient noués en plusieurs petites tresses qui formaient des carrés sur son cuir chevelu, il n’avait pas encore perdu le sourire sous le coup de son père mais ses yeux n’avaient plus le reflet de bonheur d’innocence qu’ils auraient dû avoir.
Finalement, quand Durah eu finit de faire ses bagages, ils partirent.
Devant le silence gênant qui s’installait, Ena préféra engager la conversation sur sujet neutre.
« Vous avez de beaux prénoms par ici, je trouve.
-Un prénom est un prénoms, répondit Durah, ce qui est beau, c’est-ce qu’il se cache.
-Et que cachent les vôtres?
-Celui de mon fils veut dire « ciel d’orage » et le mien « perle ».
Un long silence s’installa avant que Durah ne demande:
-Et le vôtre, que cache-t-il?
-Le mien cache une graine.
-Une graine d’espoir et de naissance peut-être?
-Oui, peut-être. »
Puis, aucun d’eux ne décrocha la mâchoire du voyage qui sembla plus long encore à Ena que l’aller. Le paysage morne défilait devant leurs yeux et semblait ne pas avoir de fin.
Lorsqu’ils arrivèrent enfin au village, les préparatifs pour le repas du soir avaient déjà commencé et des nuages menaçants pointaient, l’air était lourd et étouffant. Dajan qui s’était sauta de la voiture et commença à faire un tour dans le village.

La colère naît d’un sentiment d’injustice profond qui monte en l’être et se meut en puissance plus ou moins destructrice. Ceux qui ne savent l’utiliser, comme s’utilise chaque faiblesse, sont vouées à souffrir et à se détruire.
La colère blesse, tue, meurtrit, détruit mais elle permet aussi un départ nouveau.
L’homme est faible et tiraillé par ses pulsions mais il ne peut vivre sans colère ; pourquoi? Car elle est parfois la seule à faire éclater la vérité.

L’enfant passait inaperçu au milieu des autres, il marchait machinalement, la tête baissée, il regardait l’herbe jaunie et soulevait la poussière à chacun de ses pas et il imaginait que bientôt, elle coulerait et deviendrait de la boue sous l’orage qui se préparait. Il arriva à la sortie du village, toujours plongé dans ses pensées. Il pensa à la tête de son père quand il trouverait la maison vide, sans les affaires de sa maman et les siennes. Il pensait à la colère qu’il aurait sans pouvoir les taper et cela le fit rire. Puis il repensa à l’autre soir, quand maman pleurait et suppliait papa de ne pas taper, de plutôt la taper elle. Il se souvenait aussi du jour où papa était rentré saoul et qu’il les avait fait dormir sur le pas de la porte parce qu’il avait dit qu’ils puaient.
Non, Dajan n’oubliera pas la morsure des coups que l’on ne peut éviter ni les pleurs étouffés de sa mère quand elle entendait son mari rentrer.
L’orage éclata brusquement à ce moment-là, mais il n’effraya pas Dajan qui se mit à courir, courir sous pluie de telle façon que, bientôt, il fut trempé jusqu’aux os mais la pluie était tiède et douce, le tonnerre faisait trembler le sol et chaque coup était plus violent que le précédent. Dajan était loin du village maintenant, il arriva sur une bute qui surplombait un bois ; de là, il voyait la tempête s’étendre sous ses pieds et secouer les arbres qui semblaient soudain animés de vie. Les animaux s’étaient tus et l’eau coulait en ruisseaux emportant la boue avec elle. Dajan pensa que bientôt, l’orage allait cesser, que les arbres allaient redevenir silencieux et que son père ne le taperai plus. Alors Dajan cria, un cri pour sa mère, pour toutes ces mères qu’il avait vues au village et pour leurs enfants et pour lui aussi, il cria la colère qu’il avait et qu’il ne voulait plus, il cria et l’orage peu à peu cessa. Tout redevint calme.
Dajan se tut, rebroussa chemin les pieds pleins de boue.




merci à ceux qui vont au bout :)

Du rêve au conte

Posté le 03.11.2007 par manon
alors là, je suis désolée mais on touche le fond c'est vraiment merdeux au possible mais c'est finiiiiiiiiiit et ç me soulage énormément lol alors voilà si je le met ici c'est surtout pour avoir des critiques et peut être un peu de correction orthographique et gramaticale car je criant que ce ne soit pas top (ça aussi)!



Du rêve au conte:

Vous marchez, ou marcherez, ou avez forcement déjà marché sur un chemin sans trop savoir pourquoi, l’esprit tourmenté par une seule et même question : « M’aime-t-elle ? » oui, vous aime-t-elle cette personne pour qui vous avez cherché à être meilleur, celle qui fait bondir votre cœur et fait parcourir à votre esprit des kilomètres juste pour trouver un coucher de soleil, celle-là même qui vous fait marcher en ce moment et douter. Alors, au bord de ce chemin, vous ramassez une pâquerette et l’effeuillez machinalement en plasmodiant : « Il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ». Pensez-vous seulement à l’histoire de cette petite fleur, moi je vais vous la conter, c’est une histoire qui a traversé les âges, les mondes.

Tout remonte au temps des rêves. Cette galaxie (car s’en était une) était constituée de minuscules planètes très proches les unes des autres. Chaque habitant de cette galaxie possédait sa planète et, lorsqu’il mourait, c’était le plus fort qui l’emportait et bien souvent c’était le géant Junitus qui les récupérait, il en possédait un monceau. Junitus était une masse difforme composé de divers appendices qui appartenaient à ses victimes, son histoire à lui est tout sauf claire, était-ce seulement un « il »? Il vivait seul avec sa fille qu’il avait eu par hasard en mangeant une étrange plante. Cette fille était plus blanche que les plus purs nuages, son long bec d’un gris tout nouveau brillait au clair de leur 3e lune, ancienne possession du monde de Junitus. Cette petite au nom d’Akhunwia possédait deux ailes adorablement douces qui cachaient la même peau laiteuse qui recouvrait tout le reste de son corps. Et lorsque les futures victimes de Junitus le complimentait sur le beauté de sa progéniture ce dernier répliquait simplement: « ce n’est qu’une ornithorynque blanche ailée » avant de croquer la créature qui avait proféré ce compliment.
Tout autant que Junitus avait le cœur noir, cette enfant était la gentillesse même. Elle vivait dans une antre avec cette horrible créature. Elle se sentait bien seule et ne s'habituait pas à la cruauté de son père, jamais elle ne sortait, de peur d’être dévorée à son tour pour venger tous ceux qu’avaient manger et torturer son père. Cette grotte sinistre possédait un orifice par lequel passait les rayons de la 3e lune lorsque celle-ci était à son zénith, elle passait ainsi la nuit à demander à la lune de lui conter les histoires merveilleuses du pays où elle partait lorsque le jour ce levait mais la lune, trop vaniteuse préférait rester muette à ses prières. Pourtant la petite Akhunwia jamais ne se lassait de regarder cette grande sphère argentée si bien que ses yeux en prirent le brillant et la passion.
Elle grandit comme cela et resta la bonté d’âme de sa prime jeunesse. Bien souvent, elle tentait de sauver un pauvre bougre mais jamais le monstre qui vivait avec elle ne prêtait attention à ses arguments, et bougonnait que cela l’empêchait de bien digérer.
Elle continuait tous les soirs à regarder la lune qui l’avait finalement prise en amitié et lui murmurait parfois les plus beau poèmes d’amour que les amoureux se faisaient lorsqu’elle était pleine. Aussi, lorsqu’ Akhunwia s’endormait la tête remplie de douces paroles, elle était toujours réveillée par les cris d’horreur des victimes de son père qui lui déchiraient aussi bien les tympans que l’âme .
Un matin elle s’éveilla et sentit tout de suite le regard de l’Homme sur elle. Ce regard n’a rien à voir avec celui des autres créatures, il est transperçant, il a quelque chose de froid et de plus animal que tout ce que le règne animal peu faire à lui tout seul. Le vert d’une jungle qu’elle n’avait jamais connue se reflétaient dans ce regard, la peau de cette bête était nue, quelques poils parsemaient tout le corps et cachaient certaines parties plus alambiquées que d’autres. La peau en elle-même était brune de la même couleur que la terre trop ensoleillée. La créature fixait Akhunwia qui, en un regard sut que toute sa bonté irait dorénavant vers cet être, quoiqu’il fasse. Mais elle savait déjà ce qu’il faisait dans la sombre caverne, tous ce qu’elle avait vu de vivant jusqu’ici avait finit dans l’estomac de son créateur, mais cette fois-ci elle ne pouvait s’avouer vaincue sans rien avoir tenté, sans avoir tout fait pour qu’il survive. Elle cherchais désespérément un moyen, Junitus allait lui arracher la tête lorsqu’elle le stoppa en lui criant « Attendez, cela fait aujourd’hui mille lunes que je suis avec vous, accordez-moi une faveur… » Le monstre tourna la tête mais ne lâchât pas sa proie pour autant. « Laissez-moi cette créature, elle sera mienne et sa vie m’appartiendra, vous avez encore beaucoup de proie dans vos autres mondes, je le sais, je vous en prie! » Il posa la chose à terre et la fit glisser vers elle en grognant: « Tes arguments m’amusent mais ne croit pas qu’il soit sauvé à jamais, demain je le mangerai puisque demain ne sera pas un jours spécial pour toi, petite chose. » Akhunwia n’eut pas la joie de savourer une victoire totale sur le destin mais elle avait sauvé cette créature qui n’avait émit aucun son jusqu’ici mais tremblait malgré elle de tous ses membres. La nature humaine n’a pas changé, depuis les siècles elle est la même, aussi cela ne vous surprendra pas que l’Homme sans même remercier celle à qui il devait la vie se mit immédiatement à se lamenter sur son sort qui était bien triste. Akhunwia fut totalement désarçonnée, comment un regard si pur pouvait-il cacher si peu de gentillesse spontanée? Elle fit pourtant un effort et réconforta son protégé. Elle était fort intriguée par cette nouvelle espèce de créature. C’était la première fois qu’elle en voyait. Et pourtant elle en avait vu passer des choses entres les membres de son père avant de passer dans sa mâchoire! Aussi elle ne put résister à sa curiosité et lui demanda quels étaient ses parents. Il lui répondit qu’il était fils d’un père serpent et d’une mère pomme. Akhunwia ne put s’empêcher de remarquer qu’ils avaient en point commun une « mère » d’origine végétale. Pourtant elle n’eut pas le temps de s’appesantir sur cette similitude car il était pressant de trouver une solution pour sauver cet créature « homme » au beau regard. Elle s’autorisa une dernière question: son nom, quel était-il? Giordano lui répondit-on, que c’était doux…. Mais le temps presse, vite! Il fallait commencer par préparer une évasion et partir loin des mondes qui appartenaient à ce monstre ou s’y cacher un moment. Or les seules possibilités qui s’offraient à eux étaient de remonter le long des parois de la caverne afin d’atteindre la sortie par l’orifice d’où Akhunwia voyait la délicate lune tous les soirs ; ou bien s’enfuir par la sortie principale lorsque Junitus serait parti chercher une autre victime. Il ne tarda pas beaucoup mais mettre en mouvement son énorme masse était chose de plus en plus ardue et, lorsqu’il fut réellement dehors et assez loin, le soleil était déjà haut. Akhunwia et Giordano prirent leur jambes à leur coup. Mais pour aller où? Tout ce qu’Akhunwia savait de ces mondes, c’était ce que la lune lui avait conté. De plus, elle n’était pas habituée au soleil, elle le voyait de loin jaune et tout puissant, il lui brûlait cruellement sa peau diaphane mais elle continuait de papillonner au-dessous de lui ignorant ces désagrément physiques. En s’élevant un peu elle aperçue un bosquet assez touffu pour les cacher aux yeux de son monstre de père, ils ne pourraient pas y passer là nuit, mais ils pourraient s’y reposer en attendant le coucher du soleil et le lever de la troisième lune qui les guiderai vers un lieu sur. Ils arrivèrent à « bon port » le souffle court et la peau totalement brûlé pour Akhunwia ce qui n’était pas le cas de son protégé qui l’avait juste d’un brun de bois jeune maintenant. Il sembla se rendre compte de la douleur de sa protectrice il lui appliqua un peu d’argile fraîche sur son petit dos blanc en lui susurrant qu’elle était la seule qu’il puisse aimer et que jamais il ne pourrait assez la remercier. A ce moment elle crut que son cœur allait exploser de tout ce bonheur si nouveau, si soudain et non mérité à ses yeux. Elle le cru tout simplement sans même penser que des mots restent des mots. Ils s’assoupirent l’un contre l’autre quelques heures et se fut le doux chant de la lune qui les éveilla. Akhunwia, immédiatement, conta ses malheurs à sa chère amie et lui pria de leur indiquer un chemin menant vers un endroit sur. La lune modifia totalement son parcourt pour eux, pour éclairer leur chemin, et les conduisit loin, très loin, là où elle n’avais jamais entendu parler de Junitus. Ils arrivèrent dans un pays sec aux habitants étranges mais cela leur convint un temps. Jusqu’à ce qu’ils entendent parler d’un géant informe au corps noir et flasque qui menaçait de prendre le monde où ils se trouvaient alors ils durent à nouveau mettre fin à leur idylle qui pour eux était passée comme un souffle. En effet, Akhunwia s’était faite aux caprices de l’Homme et le servait de la façon la plus charmante qui soit égayant sa vie de bonheur et de caresses. De son côté il lui arrivait de la gratifier d’une paroles gentille qu’elle prenait pour une déclaration enflammée et cette histoire au fond n’était rien de plus que le fruit de l’imagination du pauvre oiseau. Pour cette seconde fuite, ils firent les choses grandement et en prièrent carrément la lune leur permettre de monter sur elle. Ainsi, ils arrivèrent dans un pays verdoyant et inhabité cette fois. Mais Junitus les rattrapa; il faut dire qu’il les cherchait, il imaginait la chair de sa fille tendre à souhait et celle de l’homme, fort comestible! Giordano refusa la fuite cette fois, exigeant de celle qu’il appelait sa « tendre » qu’elle trouve un moyen de se battre contre la chose qu’était Junitus. Alors ils marchèrent jusqu’à trouver une forêt là ils coupèrent l’arbre le plus robuste, le taillèrent et l’endurcirent en brûlant le bout du pieux ainsi formé tout comme le fera un héros après eux. Akhunwia avait dans l’idée que si l’on perçait l’immense panse de son père, ce dernier redeviendrait minuscule comme à sa naissance et ne pourrai plus nuire, perdant ses pouvoirs. Ils s’approchèrent du monstre et enfoncèrent le pieux dans son ventre la bête émit un suintement suraigu insupportable et commença à se dégonfler petit à petit mais un morceau plus gros que les autres vint bientôt boucher le trou, stoppant ainsi l’hémorragie. Le monstre, couché par terre, laissa tomber d’une voix rauque « Ce n’est pas comme ça que tu m’arrêteras. Tu ne peut pas. » sur ce, il effectua lentement un volte face afin de panser sa blessure qui était tout de même conséquente. Les amants restèrent un instant là, ahuris avant que Giordano ne se reprenne: « Toi qui a vécu avec lui durant un certain temps et qui est sa fille, tu devrais savoir comment le détruire!
-Mais je n’en ai aucune idée! Répliqua l’extravagant animal.
-Cherche, il a bien une faille! »
La question se posa donc à elle encore une fois: « comment détruit-on un monstre? »
Puisque son corps était invincible pour ainsi dire, fallait-il conter toucher son esprit? Pas par la pitié en tout cas, elle avait déjà tenté et voilà le résultat! Non, il fallait essayer de lui montrer l’intérêt qu’il avait à les laisser en vie elle eut alors une idée horrible, une idée qui ne lui aurait jamais effleuré l’esprit si elle fut restée seule dans sa caverne. Elle en fit part à son bien aimée qui, bien qu’un peu horrifié ne décida de voir que l’avantage de ce procédé et ils s’endormirent l’un contre l’autre, soucieux.
Le lendemain, alors que le soleil était déjà haut, Akhunwia s’avança courageusement vers la niche où s’était affalé son père blessé en attendant d’être assez fort pour reprendre sa poursuite. Elle lui parla à peu près en ces termes:
« Père, ceci est un marché que je voudrait te proposer.
-Parle, je t’écoute, je n’ai que ça à faire.
-Tu étends ta puissance de plus en plus loin, vers des mondes où, parfois, l’accès t’es rendu difficile par des barrages habillements réalisés pas les tribus résidants sur ces terres _qui seront un jour ou l’autre tiennes _où tout simplement rendus impraticables par une végétation trop dense. Je te propose donc que nous soyons tes éclaireurs : nos pas sont agiles et nous les porterons au-devant des tiens afin de défricher avec l’aide des populations locales auquel nous cacherons ta venue et que nous engagerons pour cela où en les persuadant que tu n’es pas un danger pour eux faisant ainsi tomber les barrages, c’est à toi de décider.
La créature grogna, sembla réfléchir puis lâchât finalement.
-Va, stupide créature, ton idée n’est pas ridicule, commence dès à présent ta mission, tu marcheras vers le soleil couchant encore et encore et tu remplira ainsi ta mission. Mais si tu tente quoique ce soit, sache que tu n’es pas la seule qui est en mon pouvoir et que je peut très bien te faire chasser.
Elle tourna le dos au monstre et retourna, tremblante, trouver Giordano.
Mais Giordano, loin d’être satisfait de sa décision avait aussi réfléchit de son côté.
« Nous pourrions le trahir, prévenir toutes les peuplades croisées et partir, toujours partir de loin en loin il finirait pas perdre notre trace!
-Il a dit qu’il avait des créatures à son services capables de nous retrouver.
-Qu’importe? Elles ne font cela que par peur de lui, nous les feront vite changer de camp! »
Elle céda, pensez-vous : elle n’allait pas se mettre au service de son père en sautant de joie puis le défendre bec et ongle non plus? Non, il en était donc hors de question avait dit son amour il faudrait donc éduquer tous les peuples rencontrés, les aider activement à se défendre face aux assauts de Junitus.
Leur périple continuât mais bien vite Junitus se rendit compte de la supercherie et envoya ses créatures. Il eut beau envoyer à leur trousses les plus hargneux, tous se joignait à eux ou fuyaient pour sauver leur peau. Pourtant au bout d’un moment Giordano et Akhunwia rencontrèrent une forêt bien trop inextricable pour être traversée et pourtant Junitus approchait, qu’allaient-ils devenir? La nuit vint et ils savaient pertinemment bien que le lendemain, Junitus serait là et les dévorerait. La nuit était fraîche et sans lune, elle n’apportait aucun réconfort au couple acculé. Akhunwia et Giordano pleurèrent l’un contre l’autre mais certes pas pour les même raisons tandis que l’un pleurait la mort de l’autre, l’autre justement pleurait la sienne. Akhunwia s’assit sur une petite bute pour voir venir la fin de loin. Le soleil étendit timidement la chaleur de ses rayon et séchât en vain la tête trempée de la petite ornithorynque.
Elle avait tellement fait, tellement cru à cet amour et pouvoir le protéger et elle le voulait encore, elle se remit à pleurer pathétiquement sur la petite bute couverte de fleurs. C’étaient ces mêmes fleurs sur lesquelles l’on marche de façon pataude tous les jours sans y prendre garde sauf qu’en ce temps là, elles étaient noires, nos jolies pâquerettes. Elles étaient noires car elles étaient les fleurs de Junitus non pas qu’elle ne possédassent un quelconque pouvoir néfaste mais, au même titre qu’Akhunwia elles avaient été crées par ce monstre (à un détail prés qui était que Junitus les avait crées volontairement elles) la légende disait qu’il leur avait même imputé un pouvoir caché tout comme sans le savoir il en avait imputé un à sa fille à plume non désirée : le pouvoir merveilleux d’aimer à en mourir un seul être.
Akhunwia pleurait donc sur le parterre de pâquerettes et ses larmes lavèrent les pétales des petites fleurs. Celles-ci, maintenant d’un blanc éclatant que nous leur connaissons étaient libérées de la malédictions de Junitus utilisèrent leur pouvoir et réalisèrent le veux de la bonne Akhunwia: sauver son Giordano. Elles créèrent un lieu sur pour lui, une autre galaxie, antérieure encore à la notre: la galaxie des contes, bien connue des enfants qui , à la naissance passent de celle-ci à la galaxie dite réel (la galaxie des rêves étant l’endroit encore antérieur, là d’où vient la conscience mais c’est une autre histoire). Giordano fut donc le premier homme de cette galaxie merveilleuse mais Akhunwia resta à jamais prisonnière de sa galaxie natale, car bien qu’elle ne fut pas dévoré par Junitus _car rendue totalement indigeste grâce aux fleurs _ ,elle ne fut pas transférée dans cette nouvelle galaxie et resta donc seule, rassurée de le savoir en vie mais terriblement seule à jamais.
Quant à l’Homme, sa nature ingrate ressortit immédiatement, il troqua son nom contre celui de Shariyar et finit par s’unir à la douce Shéhérazade mais ceci est une autre histoire autrement plus connue que celle-ci.

Vous voici donc informés de l’histoire de nos paquettes, symboles des amoureux à l’histoire aussi méconnue que saugrenue vous direz-vous. Sans doute, mais l’amour n’es-t-il pas le nid de la bizarrerie et vous-mêmes n’êtes-vous pas ridicule avec vos doutes et votre pâquerette sans pétales à la main?



*****************************Fin ?

muze 15

Posté le 03.11.2007 par Manon
Pauvres enfants! C'est toujours eux qui paient les bêtises des grands, en attendant d'être en âge de faire soigneusement les mêmes =>Jean Anouilh

un livre de Delphine de Vignan No et moi (je ne fait que recopier ^^): Lou est une adolescente surdouée, dotée d'une très grande sensibilité. Elle s'échappe de l'appartement familial, où sa mère s'enlise dans la dépression. Lou aime, par exemple, observer les gens sur les quais de gare ; c'est là qu'elle rencontre No, une jeune sans-abri. L'une est timide, l'autre sauvage. Lou décide cependant de percer les mystères de No. Leur amitié se cimente aussi de semaine en semaine, autour d'un café. Lou se met en tête d'aider No. Mieux: de la sauver! La jeune fille, naïve et utopiste, affronte soudain la réalité. Cette violente confrontation se révèle être une étape nécessaire pour entrer dans le monde des adultes.

Un livre dont le sujet me touche beaucoup surtout aujourd'hui :D donc c'est un homme de Philip Roth sur la fragilité du corps et insiste sur le fait que nous ne sommes rien sans et nous montre à quel point nous sommes affectés par les maladies

Mémoire de porc-épic d'Alain Mabanckou est, comme l'indique son titre les mémoires d'un porc-épic qui, poussé par son double humain a tué des hommes il dissèque donc à revert les réactions humaines.

un film sorti en dvd: le temps qui reste: (encore du recopiage) Romain à 30 ans et il va mourir dans quelques mois d'une maladie incurable. Mais savoir qu'on meurt ne rend pas forcement meilleur.


Darling est l'adaptation d'un roman et raconte l'histoire malencontreusement vraie d'une jeune fille qui, de l'adolescence au mariage fut une victime. On nous plonge nous aussi dans le rôle du boureau. Interressant

la forêt de Mogari conte la relation touchante entre une aide soignante et un vieu monsieu qui n'arrive pas à se remettre de la mort de sa femme. Entre mélancolie et paysages magnifiques.


lien image

La Vie intérieure de Martin Frost et hop, recopiaage :)Martin Frost, héros de cette vie intérieure est écrivain. Comme Paul Auster, son créateur. Dans la maison isolée où Frost se retire pour se reposer et écrire, trônent des photos de famille qui est celle de Paul Auster. Et la voix racontant l'aventure romanesque qui arrive à Martin Frost est celle de Paul Auster...
Il est peu de dire que ce film multiplie les mises en abyme. Et l'on ne peut s'empêcher de se demander jusqu'où elles se prolongent : et si l'aventure de Martin Frost avait aussi été vécue par Paul Auster? Celle de d'un écrivain rencontrant l'inspiration sous la forme d'un jeune femme amenée àdisparaître une fois son nouveau livre achevé, tombant amoureux d'elle et refusant de la perdre, quitte à sacrifier son travail.
Et si, entre l'art et l'amour, le roman et la vie, il fallait choisir? Et si Auster avait été lui-même tenté de le faire pour une muse plus désirable qu'une autre?


Une artiste musicale dirons-nous qui vaut vraiment le détour: PJ Harvey

Image ou texte alternatif



Une exposition sur la diaspora, la toute première qu'ai connue l'humanité, se déroule Quai Branly, 218 rue de l'univertisité dans le 7e arrondissement de Paris

On s'y fera est un des rares livres iranien qui est passé à travers les mailles de la censure, écrit pas une femme, Zoya Pirzad, c'est l'histoire d'une femme divorcée qui tente de gérer la fille de 19ans parallèlement à sa mère et en même temps tente de résister à l'homme qui veut l'épouser.

Je juge que l'interview de l'autrice est bien donc je vous conseille vivement de vous procurer ce numéro!

une adresse pour muze: http://www.myspace.com/magazinemuze

Onyx

Posté le 23.10.2007 par manon
cet animal vit dans le désert et je le trouve magnifique aussi déjanté que l'okapi mais très booo et pis c'était pour changer un peu aussi :) ^^

Grace Kelly

Posté le 22.10.2007 par manon
He oui, parce que j'adore Mika, peu de personnes échappent à la règle lol

(je veux te parler)

(La dernière fois que nous avons parler, M.Smith, vous m'avez réduit à pleurer. Je vous promet que ceci ne se reproduira pas)

Est-ce que je t'attire?
Est-ce que je te repousse avec mon sourire écoeurant?
Suis-je trop sale?
Suis-je trop dragueur?
Est-ce que j'aime ce que tu aimes?

Je peut être sain
Je peut être détestable
Je devine que je suis un peu timide
Pourquoi ne m'aimes-tu pas?
Pourquoi ne m'aimes tu pas sans me tester?

J'ai essayé d'être comme Grace Kelly
Mais tous ses airs étaient trop tristes
Donc j'ai essayé un peu Freddie
J'ai perdu mon identité

Je pourrait être brun
Je pourrait être bleu
Je pourrait être un ciel violet
Je pourrait être blessant
Je pourrait être pourpre
Je pourrait être ce que tu veux
Je doit être vert
Je doit être mesquin je doit être plus encore
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Pourquoi ne fiches-tu pas le camp?

(s'énnerver n'a jamais résolu quoique ce soit)

Comment je peut arranger ça?
Comment je peut arranger ça?
Comment puis-je te faire changer d'avis?
Bonjour mon bébé
Bonjour mon bébé
Tu pousse ma vie au bord du gouffre

Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Pourquoi ne t'aimes-tu pas toi-même?
Dois-je me courber?
Dois-je sembler plus vieux juste pour être dans le coup?

J'ai essayé d'être comme Grace Kelly
Mais tous ses airs étaient trop tristes
Donc j'ai essayé un peu Freddie
J'ai perdu mon identité

Je pourrait être brun
Je pourrait être bleu
Je pourrait être un ciel violet
Je pourrait être blessant
Je pourrait être pourpre
Je pourrait être ce que tu veux
Je doit être vert
Je doit être mesquin je doit être plus encore
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Fiches le camp

Dit ce que tu veux pour te satisfaire
Mais tu veux seulement ce que tout ce que les autres disent que tu devrais aimer
Tu veux
J'ai essayé d'être comme Grace Kelly
Mais tous ses airs étaient trop tristes
Donc j'ai essayé un peu Freddie
J'ai perdu mon identité

Je pourrait être brun
Je pourrait être bleu
Je pourrait être un ciel violet
Je pourrait être blessant
Je pourrait être pourpre
Je pourrait être ce que tu veux
Je doit être vert
Je doit être mesquin je doit être plus encore
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Fiches le camp

J'ai essayé d'être comme Grace Kelly
Mais tous ses airs étaient trop tristes
Donc j'ai essayé un peu Freddie
J'ai perdu mon identité

Je pourrait être brun
Je pourrait être bleu
Je pourrait être un ciel violet
Je pourrait être blessant
Je pourrait être pourpre
Je pourrait être ce que tu veux
Je doit être vert
Je doit être mesquin je doit être plus encore
Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Fiches le camp

(Humphrey, nous arrivons.)



Image ou texte alternatif



(I wanna talk to you.)

(The last time we talked, Mr. Smith, you reduced me to tears. I promise you it won't happen again.)

Do I attract you?
Do I repulse you with my queasy smile?
Am I too dirty?
Am I too flirty?
Do I like what you like?

I could be wholesome
I could be loathsome
I guess I'm a little bit shy
Why don't you like me?
Why don't you like me without making me try?

I try to be like Grace Kelly
But all her looks were too sad
So I try a little Freddie
I've gone identity mad

I could be brown
I could be blue
I could be violet sky
I could be hurtful
I could be purple
I could be anything you like
Gotta be green
Gotta be mean
Gotta be everything more
Why don't you like me?
Why don't you like me?
Why don't you walk out the door?

(Getting angry doesn't solve anything.)

How can I help it?
How can I help it?
How can I help what you think?
Hello my baby
Hello my baby
Putting my life on my brink

Why don't you like me?
Why don't you like me?
Why don't you like yourself?
Should I bend over?
Should I look older just to be put on your shelf?

I try to be like Grace Kelly
But all her looks were too sad
So I try a little Freddie
I've gone identity mad

I could be brown
I could be blue
I could be violet sky
I could be hurtful
I could be purple
I could be anything you like
Gotta be green
Gotta be mean
Gotta be everything more
Why don't you like me?
Why don't you like me?
Walk out the door

Say what you want to satisfy yourself
But you only want what everybody else says you should want
You want

I could be brown
I could be blue
I could be violet sky
I could be hurtful
I could be purple
I could be anything you like
Gotta be green
Gotta be mean
Gotta be everything more
Why don't you like me?
Why don't you like me?
Walk out the door

I could be brown
I could be blue
I could be violet sky
I could be hurtful
I could be purple
I could be anything you like
Gotta be green
Gotta be mean
Gotta be everything more
Why don't you like me?
Why don't you like me?
Walk out the door

(Humphrey. We're leaving.)


réactions à vos commentaires:

-barry, je ne suis pas en retard enfin si mais je le connais depuis un certain temps on va dire mais je ne passant pas ma vie à faire mon blog, je n'ai pas fait la traduction tout de suite même si je connais cette chanson depuis plusieurs mois je n'ai pas que ça à faire et tu remarquera que la plupart des chansons traduites sur ce blog ne datent pas forcement d'hier le but n'est donc pas d'être dans le coup, même s'il est vrai que les dernières traductions apportées sont celles de chansons récentes, le but donc disais-je est de traduire les chansons que j'aime et voilà :p

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