épeluchages de magazines
Publié le 20/08/2008 à 12:00 par moonsun
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Sans plus attendre voici le spécial Muze : deux Muzes plus le complément ! c’est y pas génial (pour vous en tout cas, car à faire, c’est l’horreur ) Inutile de vous dire donc que je me contenterai ici ou de recopier, ou de conseiller seulement en une phrase et vous devrez ME CROIRE SUR PAROLE ahhaaa (bon, parfois je mettrais mon avis personnel mais je vous le ferai savoir )
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*L’âme a la couleur du regard. L’âme bleue seule poete en elle du rêve. Elle a pris son azur aux flots et à l’espace. Maupassant
*Palsambleu, morbleu, ventrelbeu, jarnibleu ! dieu aussi a eu son époque bleue. Jacques Prévert
*Le feu froid est entré dans ma chambre, traînant une très faible couleur carnée qui le trouble. Ruisselante, contractée, arrachée à la nuit, c’est l’aurore. Colette
*On a toujours associé la campagne à l’amour et l’on a bien fait : rien n’encadre la femme que l’on aime comme le ciel bleu, les senteurs, les fleurs, les brises, la solitude resplendissante des champs ou des bois. Alexandre Dumas fils.
"Le lecteur de polars, s’il aime être menée en bateau, refuse d’être escroqué. Sa phrase doit être ‘Ah, j’aurais dû le voir !’ et jamais ‘elle se fiche du monde avec cette explication ! ‘ »H.Japp
Un bon film (j’ai vraiment, vraiment trop la flemme de recopier)
My name is Hallam Foe de même, un film essentiel, à aller voir de toute urgence car, même si les mouvements des persos sont un peu lents, le sujet à lui seul justifie la vision de ce film :
Valse avec Bachir
* »On enlève de la beauté aux choses dont on parle trop=>Jack White
De très jolis bijoux et autres sur
la fille du consul.
« Le muscle sans esprit n’est que de la viande »=>Olivier Pourriol
Un photographe magique que j’ai découvert car il y avait une photo prise par lui dans muze :
Will Sanders, j’aime beaucoup-beaucoup !
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Dans les bois un livre d’Harlan Coben
Allez, je vous recopie une petite poésie de Louis-Jean Macé :
L’ETRE DE L’AUBE
Et la nuit s’essouffle dans la belle campagne…
Des paysages naissent des bulles de champagne
Enivrantes, goûteuses, à en perdre raison.
La brume imperceptible étouffe l’horizon.
L’esprit vaporeux admire le paysage
Et découvre attendri ton si joli visage
Caché dans le dessin du ciel vermillon.
J’entends dans le lointain voler les oisillons.
Alors le vieux soleil se concentre et se dresse
Jetant sa laque d’or sur la rosée menue ;
Délicat réveil et langoureuse caresse.
Un long héron, doucement bercé par le vent,
S’élance, s’étend, s’envole et s’élève,
Esquissant en mon cœur un reflet émouvant.
Un petit Haiku aussi mais de
Thibault Dubreuil cette fois :
Peppermint Song
A nail in the wall,
A red brick on the table,
Me in your iced tea.
Bon, allez, on passé au numéro special(oui, je sais, je pourrais tout ranger bien comme il faut dans des categories mais au cas ou vous ne l’auriez pas compris, AUJOURD’HUI, J’AI LA GROOOOOSSE FLEMME!
qui veut tout pouvoir doit oser tout enfreindre=> Pierre Corneille.
*Le propre de la création est de rendre l’impossible non seulement réel, mais nécessaire=>Michel Tournier
* « Créer est aussi difficile que d’être libre », Elsa Triolet
* Une femme artiste n’a ni muse ni esclave. Elle doit être ces deux choses pour elle-même. Edna O’Brien.
Bien… et maintenant le dernier Muze de cet article !
*Une bibliothèque, c’est le carrefour de tous les rêves de l’humanité. Julien Green.
* « Un livre facile à lire est un livre difficile à écrire » Thomas Hardy.
Un beau livre autobiographique de Jeanette Walls qui y parle de son enfance :
Le château de verre
Sur les pas de Geronimo, un livre à l’histoire formidable sur le non moins remarquable chef des Apaches.
*
Celle de l’autre rive un livre pas mal de Mitsuyo Kakuta
treize lunes de Charles Frazier, un livre qui a l’air aussi beau que son titre sur un enfant qui doit vivre chez les Cherokees !
* «C’est peut être ça qu’on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir » Voyage au bout de la nuit (Céline )
Sakuran, un superbe film qui nous plonge dans le temps coloré des Geishas.
Une mini-nouvelle d’Alice Gignier :
POSE SUR LES NUAGES
Brumes célestes faites de l’oublie des hommes, vous gonflez votre orgueil en volutes anarchiques.
D’un tracé laiteux vous bouleversez l’ordre des cieux.
Vous voilez les étoiles de votre épidémie, et en ourlets défaits rehaussez la nuit.
Ephélides quelques soirs.
Coton létal.
Oublieux perdus dans les arbres, vous déchirez votre robe sur les rameaux en hiver.
Ne daignant délier vos langues que sur l’écume de la mer.
Et ce n’est que sur les cheveux de la terre que vous pleurez un peu, égarez quelques perles aux escarmouches de l’aurore.
Si frêles, poussées par les vents, vous obscurcissez nos esprits, attendrissant les plus fous qui cherchent encore de l’or.
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Voilà FINIT !!
Réactions à vos commentaires:
*Non, le numéro de Muze ne portait pas sur la couleur en particulier mais au début de chaque numéro, il y a une petite sélection de citations autour d'un thème et cette fois-ci c'était le bleu (dont je suis amoureuse) après je n'en sais pas beaucoup plus, je sais que si vous êtes fan de couleurs: leur histoire, leur utilisation, il y a un très beau livre sorti là-dessus : Couleurs: le grand livre de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet (dont Muze avait déjà parlé)
en espérant vous avoir apporté un peu d'aide!
Publié le 22/05/2008 à 12:00 par moonsun
Pour tout vous dire, ce moi-ci je peine vraiment à me mettre en route pour cet article, je me tâte donc, je vais recopier directement les commentaires faits par les journalistes ^^, bon et puis non, je vais faire un effort, applaudissez l’effort lol ! Voici donc deux livres de Xinran :
Chinoises et Funérailles célestes : Le parcourt tiré de l’histoire vraie d’une femme tibétaine partie rechercher son mari laissé pour mort. Elle passera trente ans dans ce pays, apprenant ces coutumes et s’apprenant elle-même
Romans et nouvelles de… devinez qui, mais c’est bien sur, c’est… V.I.R.G.I.N.I...W.O.O.L.F
Un recueil de 6 de ses œuvres majeures, rien à ajouter là dessus !
dans lexique nomade, plusieurs auteurs nous offrent le mot-clef permettant de comprendre leur Œuvre
Le joueuse d'échec, Bertina Henrichs.
Eleni, femme de chambre en Grèce fait la connaissance du jeu d’échec et en devient folle, une rencontre étonnante qui bouleverse sa vie.
Une petite comédie à aller voir au cinéma par ce temps changeant :
Journal d’une baby sitter sur une baby sitter qui va à New York, des « rebondissements »américains c’est à dire une fin prévisible rien qu’a voir la bande annonce mais aucune prise de tête.
un classique pour tous de Mary Shelley : Frankenstein un des premiers grands livres d’horreur qui ouvrit la voix au genre
Agnus Dei, un film que vous découvrirez par vos propres moyens
ici
Dictionnaire des couleurs de notre temps est un ouvrage intéressant qui lie les couleurs à d’autres éléments de notre époque, un ouvrage de Michel Pastoureau
une exposition photographie est organisée par Patti Smith, la chanteuse poétesse à la fondation Cartier (Paris) jusqu’au 10juin je crois bien (places disponibles sur fnac.com et gratuit tout le mercredi !)
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Vous retrouverez une interview de monsieur
Jiro Taniguchi, ce mangaka doué à l’extrème.
l’étrange disparition d’Esme Lennox est le dernier livre de Maggie O’Farrel il a pour sujet une jeune femme qui se rend compte de l’existence d’une grand tante dont jamais sa grand mère ne lui avait soufflé mot et que cette jeune fille doit aller chercher dans l’hôpital psychiatrique où cette grande tante à passé la plupart de sa vie.
encore un livre de Virginia Woolf, son journal intime qu’elle tenais tous les jours : journal d’adolescence
BURQA ! une BD humoristique de simona di Tufillo avec le témoignage émouvant de Jamila Mujahed une BD fort pertinente au mélange détonant et… étonnant !
Tu peux sortir de table le second roman de la jeune romancière Jessica L .Nelson qui nous conte ici son calvaire d’adolescente et de jeune adulte : l’anorexie. Une maladie psychologique prise pour un effet de mode et qui tue toujours des jeunes filles à travers le monde. Résultat d’un réel mal-être, essayer de comprendre et de démêler les fils de la honte. On trouvera une interview de l’autrice dans ce numéro.
Les tribulations de Benigna Machiavelli, jeune fille qui décide de prendre son destin en main, féministe avant son temps, personnage attachant au possible à découvrir dans le roman de Charlotte Perkins Gilman.
Un livre qui semble intéressant :
La Violence et la dérision
Voilà c’est finiiiiiiiiiit ! ho joie, pour la peine, pas d’images en plus :p naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
Publié le 16/04/2008 à 12:00 par moonsun
*Et puis quoi qu’importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non
*Le rire n’est jamais gratuit : l’homme donne à pleurer mais il prête à rire
*Pour rester belle. Si vous avez les siens qui tombent, faites-vous refaire le nez, ça détourne l’attention
*L’ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s’y tromper car, tandis que le géranium est à nos fenêtres, l’ennemi est à nos portes.
Voilà, quelques petites citations de Desproges qui était un humoriste que j’adoore inconditionnellement, l’esprit vif, le verbe gracieux mmm. Une main de fer dans un pourpoint de soie lol.
Faite moi confiance pour une fois, lol et partez vite lire
La réserve de Russel Banks, je n’expliquerai pas plus car j’ai une fleeeeemme d’enfer mais vous pouvez chercher un peu à droite à gauche des infos ^^ je ne donne que des pistes aujourd’hui ! Tient, ça changera !! lol
Encore un livre :
La fin des mystères de Scarlett Thomas
*
de Henri Loevenbruck, le syndrome de Copernick
~*~*~*~* ~*Une opérette à Ravensbrück de Germaine Tillion~*~*~*~* ~*
*d’Assia Djebar,Ombre sultane
Une exposition de Paul Klee a lieu jusqu’au 11mai au Palais des beaux arts de Bruxelles
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Une magnifique exposition, fort surprenant que je suis allée voir à Beaubourg sur le travail de Louise Bourgeois, cette étonnante femme nous livre son cœur de façon codée, une exposition qui prendra fin le 2juin. Une occasion unique de voir un large panel de ses différentes expositions.
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De très jolies choses pas Nathalie Shau :
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un livre de Federico Fellini où ce dernier avait consigné ses rêves : Le livre de mes rêves
*_*
Inés la conquérante livre d’Isabel Allende.
Une mini nouvelle de
Christelle Heron qui m’a beaucoup touché car il rappelle ces moments où nous nous rendons compte que nous sommes si éloignés des gens que nous croisons dans la rue ou qui vivent deux centimètre à côté de nous. Cet atroce déchirement des hommes entre eux, de l’ignorance de l’autre qui, parfois, provoque le rire ou la douleur.
Point presse.
Mon regard
Planté dans le sien
Ses yeux qui s’affolent
Notre conversation, anodine
Gestes du quotidien.
Elle vient, presque tous les jours, parfois seule, parfois accompagnée de ses deux enfants. Elle achète le journal. J’aime faire tinter les pièces de sa monnaie dans sa main tendue, contempler son visage paisible. J’aime la retenir, pour quelques mots, à peine une conversation. Je déteste quand un fâcheux m’empêche de la servir, quand un autre que moi lui rend son sourire.
Elle vient, presque tous les jours et je me suis habituée à sa présence, à ce quelque chose qui traverse, en filigrane, la texture de nos phrases. Hier, il pleuvait. Elle était là, avec une amie. Elles discutaient dans la file d’attente. Je voyais ses mains s’agiter au rythme de ses lèvres. Le point presse était bondé, les badauds étant venus chercher refuge entre nos murs. Leurs manteaux dégoulinaient sur les couvertures glacées des magazines TV.
Elle vient, presque tous les jours. Hier, j’ai tenu son regard, un peu plus longtemps que d’habitude. Elle a tenu le mien, tout en souriant à son amie. J’ai entendu tous les mots qui sortaient de sa bouche : « Demain, nous partons. Le camion sera plein. Les enfants sont ravis de déménager. » Je lui ai rendu son journal, affreusement froissé, mon numéro de téléphone inscrit en bas de la première page. Elle n’avait rien vu. J’ai regardé son imperméable disparaître au coin de la rue.
J’ai trouvé le blog de cette autrice qui a un talent certain ! allez voir ici si j’y suis !
Et voilà !! finito dodo !
Publié le 25/03/2008 à 12:00 par moonsun
Je vous fait ici un mix des trois vidéos qui ont buggés avec les articles différent de muze, je vous met le lien voulu ici.
La chanson "New soul" de Yael Naim; elle va
ici
Comme promis, voici la meilleure chanson de Sweeney, bon, pas d'images mais c'est quand même la meilleure des meilleures lol donc voici
et ici, le lien
Et enfin, je vous présent Lost in Paris, un court métrage du noveliste Julio Cortazar:
le lien
Je rapellerai pour les distrait, que les liens mènent aux articles auxquels se réfèrent les vidéos. Voilou, c'est tout!...
Publié le 25/03/2008 à 12:00 par moonsun
« Pour connaître toute la mélancolie d’une ville, il faut y avoir été enfant » Walter Benjamin
* « Le cœur d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur d’un mortel »Charles Baudelaire
Deux livres de Camille de Peretti :
Thornythorinx sur la vie d’une anorexique-boulimique et son nouveau livre, Nous vieillirons ensemble sur la vie dans une maison de retraire le tout en saynètes.
Un autre livre, de Michèle Halberstadt :
L’incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, l’histoire romancée de la vie de Maria Theresa von Paradis, aveugle, magnifique joueuse de piano, contemporaine de Mozart. Un destin formidable à croiser.
Plongez dans les secrets du tableau de Rembrant, cet incroyable maître du clair obscur, La ronde de nuit avec le film de même nom !
Dans le même genre de Bonbon el perro, découvrez
Les toilettes du pape, film argentin fort touchant.
Deux films classiques :
Le bel Antonio l’histoire d’un Dom Juan impuissant.
le choix de Sophie une jeune femme se demande comment vivre après Auschwitz.
(j’ai fait court bien sur…)
Un photographe fort intéressant, aux photographies lumineuses et aux sujets sombres : Rinko Kawauchi.
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Lucian Freud, une peintre surprenante où l’on retrouve un peu de
Hopper, j’aime :) :p =>
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Un petit site: http://www.lacerisesurlegateau.fr/ que je vous laisse le soin de découvrir seuls…
Retenez bien ce nom, Cécile Rogue et foncez sur le site « Paris Berlin » pour suivre cette photographe http://www.fotoparisberlin.com/index.php?id=35&tx_sksimplegallery_pi1%5Bid%5D=55&tx_sksimplegallery_pi1%5Bbackpid%5D=13&cHash=5c29c164e6
Le talent est une longue patience. Maupassant
Un livre mêlant polar et psychologique, au style travaillé et à l’histoire étonnante :
Deux doigts de mensonge (mais prenez plutôt comme titre, The Minotaur, titre original qui aide à la compréhension). Une œuvre de Ruth Rendell.
* « Le souci de bien faire, c’est tout de même plus important que de guetter ses rides devant un miroir »
* « Il faut avoir de nombreuses passions dans la vie. Elle est trop courte pour qu’on ne vive la passion qu’une fois. »
Romy Schneider
Une video à regarder sur youtube: LOST IN PARIS dont vous pouvez voir la vidéo
ici
Sublime peintre, Pierre Bonnard, du mouvement impressionniste, fou amoureux de sa femme la peindra dans 384 tableaux, 44 portraits, 193 scènes et 147 nus. A chaque fois de mémoire, sans jamais lui demander de poser pour lui. Il dessinait ses courbes de tête… Un coloriste de génie pour un talent amoureux. Ici, « Nu à contre-jour » ou « le Cabinet de toilette au canapé rose » ou, encore, « L’Eau de Cologne »
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Deux minis nouvelles:
Voyage en bus:
Les portes s’ouvrent, un flot de paroles se déverse sur le trottoir. Engouffrée dans l’habitacle, présentation de carte, mille prunelles semblent me fixer. Yeux fuyants, je me jette sur un siège, vite ! Tête penchée, respiration saccadée. Je plonge dans un océan de laine bleue, duveteuse à souhait autour de mon cou blanc. Cadence rythmée, voyageurs balancés ; puis soudain, par à-coup, de brusques arrêts, nous arrachant de nos sièges, nous jettent vers l’avant. Chutes involontaires. Nous voguons à présent sur cette masse lisse, plate, noire et brillante de pluie. Puis les odeurs m’envahissent, chaudes, brutales, épicées : elles m’enivrent et je risque un timide regard hors de ma cachette. Pupilles lancées de tous côtés, je scrute, observe, sens, hume et me passionne. Couleurs criardes, boubous bariolés, bustier drapé pour l’une, costume pincé pour l’autre. Mélange de formes, de teintes, de coups. Des cris, des éclats de voix, de rire, bribes entrelacées de sons étouffés ; on s’interpelle, on se reconnaît, on se chamaille aussi.
Un couple en face s’enlace trop occupé à s’embrasser, les amoureux ne me remarquent pas. Un vieillard à l’œil vif et malicieux m’envoie une œillade complice ; une autre se courrouce et s’effarouche. Tout le monde se zieute, se fixe. Un panier rempli, bientôt midi : le fumet d’un poulet, la génoise d’un gâteau ou la rougeur d’une pomme. On tourne la tête et regarde au dehors. Puis soudain, odeur acide, forte et qui pique. Je me retourne : nez à nez avec une aisselle velue, les yeux ne font qu’un bond et mes paupières tombent : je reste en apnée tout le reste du trajet.
Légère pression, lueur carmin, on ne bouge plus. De l’air ! Dernier regard échangé, à travers une vitre sale, avec un voyageur. L’escapade est finie. Il s’éloigne, glissant doucement ; et s’évanouit dans le lointain. de LOUISA TAABNI
Prenons la tangente:
Il est 12h15 et la Terre tourne toujours.
Elle tourne oui, mais sans nous.
Nous sommes en cours de maths et la vie passe sans nous prendre avec elle. On perd notre temps. On ne comprend rien. A quoi servent les maths si, à cause d’eux, la Terre tourne sans nous ? On pourra dire qu’elle tourne sur son axe, autour du soleil, elle est la troisième planète du système solaire, et un jour ce con de Soleil va mourir.
Il va nous plonger dans le noir et le froid. Ou peut-être, rien de tout cela car nous serons déjà partis. Normal. La Terre sera devenue la grosse poubelle à laquelle elle commence à ressembler, alors on s’en ira. Bref, on sait que la vie passe et qu’un jour ça s’arrêtera. Et alors ? Nous, on est en maths et on s’ennuie. C’est d’autant plus ennuyant qu’on pourrait faire autre chose. Le tour de la Terre par exemple. Ca serait bien, ça. Eh bien non, on fait le tour du cercle C, les tangent au cercle C’ de centre O’ et de diamètre AB. Ca vous donne des idées. Non ? A part envisager une évasion de la salle B30, je ne vois pas. Les tentatives ont été nombreuses et diverses. Il y a cinq minutes, deux filles ont simulé la fameuse « envie de faire pipi »… dix minutes de liberté. Il y a deux jours, un camarade a tenté d’esquiver le cours, en raison de mal de ventre. Preuve à l’appui : il s’en roulait par terre… Quinze minutes de fou rire. D’autres encore, ont saut par la fenêtre.
Opération réussie.
Ils ont fui avec la vie et sont partis tourner avec la Terre. de MATHILDE THOREL
Cette mini-nouvelle relate exactement les sentiments que j’ai (que l’on a tous) en cours, parfois…
Et voilà, c’est finit pour aujourd’hui, si les autrices de ces deux minis-nouvelles ont quelque chose à redire au fait que je les ai mises en ligne ici, merci de me contacter. Si vous voulez que je mette votre site, votre blog ou autre, contactez moi par le biais de ce blog ou par mon adresse email.
Merci d’avance !
un numéro sous le signe de l’axolotl (voir ici)
Publié le 16/02/2008 à 12:00 par moonsun
Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige ou nul oiseau n’a laissé son empreinte. V.I.R.
G.
I.N.I.
A..W.
OO.L.F
Alors je vous fait un petit topos, j’ai beaucoup de truc à vous présenter ce moi-ci donc je ne vais faire que recopier les critiques diverses :D c’est méchant je sais mais cet article à faire tout les mois est un sacerdoce donc voilà je m’e dépêtre ainsi pour cette fois !
On commence par une avalanche de livres :
Un chocolat chez Hanselmann de Rosetta Loy :
1940. Dans un grand chalet d’Engadine (en Suisse), madame Arnitz et ses deux filles accueillent Arturo, un jeune réfugié. Le beau jeune homme ne laissera pas indifférentes les deux sœurs. Quand la passion amoureuse se vit dans la tragédie de l’Histoire
de Stefano Benni : Margherita Dolcevita. A 15 ans, dotée d’un chien affectueux et d’une famille normalement insupportable (deux frères et deux parents, tous absorbés par leurs propres affaires…), Margherita n’a pas la vie aussi douce que son patronyme le laisserait supposer. N’y aurait-il qu’elle pour veiller aux biens communs de la famille et à sa liberté ? N’y aurait-il qu’elle pour comprendre le terrible danger qui menace avec la construction d’une maison hostile dans le terrain vague d’à côté ? Dans cette bâtisse, qui ressemble « au dépôt de dollars d’Oncle Picsou, un gigantesque cube de verre noir » sans porte ni fenêtres, s’installe une autre famille, aux mœurs bien étranges. De ce roman à suspens, qui tient du polar autant que du film d’aventure (il y a un petit air de Club des cinq qui flotte dans le récit), on retient surtout le formidable personnage de la blonde et boulotte Margherita, intelligente et frondeuse. L’écriture inventive de Stefano Benni et son humour corrosif sont un régal. Après lecture, naît ce sentiment (rare) d’avoir lu un conte profond qui parle de nous.
Le théorème d’Almodóvar (d’Antoni Casas Ros) :
« Le théorème d’Almodóvar : la puissance du monde divisé par mon incapacité à le rencontrer. », écrit le narrateur. Il n’a plus de visage, il vit reclus, ne sort que la nuit. A 20ans, ce brillant étudiant en mathématique a croisé un cerf sur sa route en roulant en état d’ivresse. Accident. Défiguré. Qui pourrait aimer son apparence cubique ? Le cinéaste Almodóvar ? Lisa, transsexuelle au grand cœur ? On sent, dans cette histoire, des éléments de vérité et de fantasmes. Quel que soit le vrai ou le faux, on reste fasciné par ce texte. Théorème d’Almodóvar bis : « Il suffit de regarder assez longtemps pour transformer en horreur la beauté. »C’est cela, l’horreur d’une situation devenue beauté du texte.
Le temps d’une chute de Claire Wolniewicz :
A 11ans, Madelaine est placée chez les sœurs car sa mère vient de mourir et son père l’a abandonnée. Révoltée, elle reprend goût à la vie en se découvrant une passion pour la couture. Adolescente, elle travaille chez une couturière de province, puis monte à Paris et crée sa maison. Ses amours avec Tadeusz, rescapé d’Auschwitz, son incapacité à aimer sa fille unique, son tourbillon dans le monde de la mode quarante ans durant font de son parcours une traversée emblématique du XXe siècle.
Et mon cœur transparent de Véronique Olvadé :
Lancelot vient de perdre son épouse, dont la voiture a dérapé d’un pont. Tout à sa douleur, il se remémore leur rencontre, leur vie à deux, leurs éloignements lorsqu’elle partait photographier des ours polaires. Peu à peu, des discussions avec des proches de sa femme le conduisent à penser que cette mort n’est peut-être pas un accident. Dans quelles affaires louches celle-ci avait-elle trempée ? Jolie variation sur le thème : connaît-on vraiment la personne qui vit à nos côtés ? Une étrange atmosphère plane sur ce roman, mélange d’humour, d’insolite et de sensibilité, le tout servit par une écriture très musicale.
Journal d’Hélène Berr :
Etudiante brillante préparant une agrégation d’anglais, Hélène mène la vie d’une jeune fille épanouie, avide de lecture, amoureuse d’un jeune homme qu’elle vient de rencontrer. Sauf qu’elle vit en 1942. Son fiancé rejoint les forces françaises à Londres et, peu à peu, Hélène prend conscience de l’horreur qui se trame autour d’elle. Son journal, qu’elle tient régulièrement durant deux ans est saisissant. On la voit évoluer, de la jeune intello exaltée, soucieuse de donner à son texte une certaine qualité littéraire, à la femme qui apprend à se concentrer sur l’essentiel : soulager les souffrances de ses proches. Vivre cette métamorphose en direct provoque une grande émotion.
Journal d’une écolière soviétique de Nina Lougovskaïa :
Au cœur de la révolution stalinienne, Nina, 14ans, brave les interdits : elle tient son journal. Elle décrit sa scolarité, ses doutes, ses émois, le quotidien. Elle critique aussi la politique avec une surprenante lucidité et soutient ouvertement les résistants russes, comme son père. En 1937, la police confisque les trois cahiers intimes, jugés antistaliniens. Toute la famille est alors envoyée pour douze ans au goulag. Ces écrits, retrouvés dans les archives du KGB, sont aujourd’hui un témoignage précieux.
La fille sans visagede Patricia MacDonald :
Nina, 16ans, et ses deux frères aînés se retrouvent orphelins à l’assassinat de leur mère, pour lequel leur père est emprisonné. Nina défend l’innocence de son père. Aussi, quand il obtient une libération conditionnelle, elle l’aide à se réintégrer. Mais, la semaine de sa sortie, il est retrouvé mort. Suicide ? Meurtre ? Contre l’avis des siens, Nina enquête. Elle découvre alors qu’en matière d’horreur l’être humain est capable du pire. Un thriller finement mené.
Le rêve de Balthus de Nathalie Rheims :
Son père décédé, Léa sombre dans la solitude. La jeune femme découvre un jour un tableau qui représente ses propres songes : le rêve, de Balthus. Le propriétaire de la toile assure que les deux personnages sont Angela, sa fille disparue, et Léa elle-même. Il la supplie de l’aider à retrouver son enfant et l’invite à Venise sur les dernières traces de sa fille. Mais c’est une confrérie d’hommes en quête d’immortalité qui l’attend. Léa ne comprend pas. Est-elle ce maillon manquant qu’ils cherchent pour goûter enfin à l’éternité.
Les Sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra :
Un médecin arabe israélien bien intégré à la société israélienne voir arriver aux urgences un corps déchiqueté après un attentat. Il reconnaît son épouse. Choqué, il met un peu de temps avant de réaliser qu’elle n’est pas la victime de l’attentat mais… la kamikaze. Il va tenter de comprendre comment sa femme en est arrivée à pareille extrémité. Un livre-coup de poing haletant et boulversant.
de Duong Thu Huong =>Terre des oublis. Au Vietnam, une femme voit sa vie bouleversée par le retour de son premier mari, qu’elle croyait mort à la guerre depuis plus de dix ans. Par devoir, elle quitte son nouveau mari et son fils pour prendre soin de cet homme qui ne lui est plus rien. Un cauchemar. Livre sublime découvert par Muze à sa sortie et qui a depuis obtenu le prix de Elle 2007 !
Bien, maintenant on passe au film. Désolé si c’est un peu tard pour certains, je fais ce que je peux, j’ai une vie moi aussi et puis au moins ça vous donnera des idées de dvd au pire !
On commence par Telepolis :
A quoi tient la beauté, la magie d’un film? A une image parfois, un plan, une séquence. Dans ce conte en noir et blanc qu’est telepolis, on pourrait dire que c’est ce moment extraordinaire où, au milieu du silence d’une ville dont la parole a été bannie, apparaît une chanteuse à la voie envoutante mais dont le visage est un trou noir… D’une renversante élégance, ce film argentin tourné avec un budget de misère n’en finit pas de nous offrir comme autant de cadeaux ses poétiques trouvailles visuelles. Mais tout cela n’est pas gratuit, telepolis ne se résume pas à un brillant exercice de style bourré de références (à l’expressionnisme notamment). Esteban Sapir sait donner la vie a des personnages incroyablement émouvants dans leur tentative d’échapper au sort que leur impose un dictateur habile à se servir des médias. Car ce film futuriste tourné comme les chefs-d’œuvre du muet propose aussi une réflexion qui ne manque pas de pertinence sur le pouvoir des médias, la télévision en tête. Une merveilleuse curiosité.
SWEENEY TODD : là, exceptionnellement, je prends le relai car je suis allée le voir :
Je ne vous ferai pas un long résumé car je trouve qu’ils en dévoilent trop, il n’y a plus aucune surprise pour ce film sinon ! Sachez juste que Sweeney revient à Londres (« nothing like London ») avec la ferme intention de prendre sa revanche sur un certain juge Turpin(Rogue dans Harry Potter).
Une collaboration magnifiiiique entre Tim Burton (Timmy pour les intimes) et Johny Depp ainsi que la charmante( pour certains plus que pour d’autres ;)) femme de Timmy(faut suivre) : Helena Bonham Carter. On y retrouve tout : le sadisme et les questions éthiques, existentielles etc. Le tout sur une belle trame du barbier de Séville (Timmy ne laisse rien au hasard) avec une pointe d’inspiration naturaliste je dirai qui donne toute la dimension que l’on aime chez TImmy : pas que du gore, les références font aller la réflexion largement plus loin.
Je n’oublierai pas de parler de la BO qui m’a totalement envoutéééée, c’est ce qui me fait fonctionner le matin. Je compte vous mettre une petite chansonnette, je sais pas encore laquelle, vous aurez la surprise !
découvez-la ici....
LITVINENKO :
Bien plus qu’une enquête sur l’empoisonnement de l’ex agent secret russe Alexandre (haha) Livtinenko, ce documentaire implacable met au jour tout le système Poutine et ses multiples dérives. Car c’est bien l’ombre du président russe qui se profile derrière cet assassinat. Les deux réalisateurs ont mené un travail d’enquête impressionnant et accumulés les témoignages à charge, dont celui de la journaliste Anna Politkovskaïa, elle aussi assassinée. La démonstration fait froid dans le dos
Inutile
La production à grande échelle dans les usines de Canton, l’univers singulier de la créatrice Ma Ke et les raccommodages besogneux des artisans dans une ville minière où la coquetterie n’est jamais absente. Trois séquences, trois aspects du vêtement et un regard : celui de Jia Zhang-Ke, muet, qui contemple et caresse la beauté du réel, voguant sur le creux des visages et les plis des étoffes. Il dégage de cet inutile(Wu Yong) une poésie subtile dont on se laisse volontiers irradier
A VOIR : ELLE S’APPELLE SABINE, FILM DE L’ACTRICE SANDRINE BONNAIRE SUR SA SŒUR AUTISTE, SABINE BONNAIRE !
JUNO :
Jason Reitman a beau avoir pour père Ivan Reitman, connu pour être l’un des gros tâcherons d’Hollywood(on lui doit notamment l’inénarrable Arrête de ramer, t’es sur le sable), fiston s’est pourtant imposé comme l’un des meilleurs jeunes cinéastes américains. Après le grinçant [/i]Thank you for smoking[i], il s’attache aux pas de Juno (Junon en VF). Son homonyme présidait_dit-on_ aux accouchements. Et justement, Juno, 16ans, tombe enceinte de son meilleur copain, Paulie, qui, à part rouler des yeux d’un air catastrophé, ne lui est pas d’une grande utilité. La jeune fille refuse à avorter. Et se lance alors dans la quête éperdue de parents adoptifs idéaux pour l’enfant à venir. Jason Reitman_ sur le très beau scénario de Diabolo Cody_ dresse le portrait d’une ado soudainement précipitée dans les rapides du monde adulte et qui, en fin de compte, y surnage bien mieux que pas mal de « grands ». La situation a beau offrir toutes les possibilités du pathos ou, au contraire, du film social, Reitman reste sur sa ligne : le portrait d’une jeune fille qui trace sa route avec une détermination peu commune
A VOIR AUSSI LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL , JE NE VOUS EN DIT PAS PLUS ; SI VOUS VOULLEZ PLUS D’INFO, ALLEZ SURhttp://allocine.fr.
si ce n’est pas déjà fait, plongez dans l’univers américano-hébreu de Yael Naim avec son nouvel album : (lien image)
une de ses chanson ici
Un livre encore :
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro :
« Dans le livre d’Ishiguro, nous sommes trois amis. Enfance idyllique, protégée de la violence du monde. Adolescence heureuse, sexe sans danger. Et puis soudain, on apprend pourquoi Ishiguro nous a enfantés. Et tout bascule. »
Pour plus d’info :evene
Pour la saint Valentin en retard, sans faire de discours anti-romantique :
Un très beau livre de Charlotte Garson sur la représentation des sentiments amoureux dans le 7e art :
amoureux
Un livre de photos d’immigrés commenté par eux-mêmes :
the new europeans de Jim Goldberg.
Un musée sur l’immigration a ouvert au Palais de la Porte-Dorée, à Paris, indispensable !5€
Pour revenir à Timmy, un magnifique livre est sorti sur lui, d’Antoine Baecque qui porte le sobre nom de
Tim Burton, pour les fans.(35€)
Et voilà, enfin finit, j’ai cru ne pas en venir à bout ce moi-ci !
Après une longue hésitation, j’ai mis ma chanson préférée de Sweeney Todd mais vu qu’elle est complète, bin ya pas la vidéo mais bon tant pis, pour les puristes. Moi c’est vraiment celle que j’adore !
voir ici
lien image
Publié le 30/12/2007 à 12:00 par moonsun
*****Ils ont beau se cacher, l'amour le plus discret laisse par quelque marque échapper son secret. Jean Racine*****
"Tous les secrets de l'âme d'un auteur, toutes les expériences, toutes les qualités de son esprit sont gravés dans son oeuvre."
V.I.R.
G.I.N.
I.A..W.o.
O.L.F
dans le café de la jeunesse perdue(livre)
de Parick Modiano rest le profil de la jeune Louki, disparue, à travers divers regards
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un magnifique carnet de voyage de Titouan Lamazou, 230 portraits de femmes, des portraits peints, mais aussi des photographie et un questionnaire pour voir leur vision du monde, magnifique idée picturalement parlant d'abors puis humainement car ce sont des femmes de tous les continents que l'on voit dans ce magnifique livre du nom de femmes du monde
Vous allez dire que je suis une obsédée mais pour ne pas empirer les choses, je vous recopie texto le texte de muze à propos de la nouvelle
Extase de Susan Minot:
Erotisme élégant pour ce roman qui se déroule pendant une nuit d'amour. Kay et Benjamin ne se parlent pas, seuls leurs monologues intérieurs nous disent ce qu'il vivent. lol voilà, à vous de juger!
~~~**~~~ANGE DECHU de Mélissa: son blog :http://klysio.bloxode.com/~~~**~~~
~~~**~~~Un visage d'ange sous les traits de la mendicité. Un ange à qui la société avait coupé les ailes. Errant parmi la foule pour quelques pièces de monnaie mais toujours avec ce soupçon de dignité dans le bleu profond des yeux fatigués. Sous la parka, un être, un être plus aussi pur mais tellement vrai, abîmé par l'alcool et autres paradis artificiels faute de paradis originel. Derrière la colère et la révolte se dessinent la tendresse et l'innocence d'un petit garçon blond devenu grand un peu trop vite... Et loin des histoires de princes et de chevaliers, son conte à lui tient en une seule phrase: "Excusez-moi, vous n'auriez pas une p'tite pièce, s'il vous plaît?"~~~**~~~
Il y a un concours de poésie poésie en liberté ce concours est résevé aux lycéens et aux étudiants français il est ouvert du 7 janvier au 3 avril 2008. Surprise pour les prix. Le poème doit faire entre 10 et 25 lignes pour plus d'infos allez là: http://www.poesie-en-liberte.fr
"La vie à la crème" de Claisse Emmanuelle (Lyon)
Je regarde mon visage
Celles-ci, celles-là non plus
N'étaient pas là hier
Le doré où est-il?
Je ris je me régale j'ai vingt ans
Elle est là derrière moi
Elle m'observe
Les moindres sentiments les note
Notes tout et me rend la copie
La copie des instants de ma vie
J'ai ri j'ai pleuré tout est là
Je vois bien maintenant
Je ne peux rien cacher
Au milieu du front un deuil
Au coin de mes yeux mes enfants qui rient
Il y a une vérité derrière moi
Qui observe qui note
Alors je plonge mes doigts et je trace
Je les enveloppe de crème je les protège
Elle est là derrière moi elle m'observe
Je regarde mes yeux
Celles-ci celles-là non plus
N'étaient pas là hier
Le doré où est il?
J'ai ri j'ai pleuré tout est là
Elle a tout noté rendu la copie
La copie des instants de ma vie
Alors je plonge mes doigts et je trace
Non je ne cache pas j'enveloppe
Ma vie dans un pot de crème.
"Bye-bye Columbia" de Suzanne Dailand
Diplômé avec mention de l'université de Columbia, Beckett se lança dans la rédaction d'un essai consacré à l'influence de Marcel Proust et de ses madeleines sur le régime alimentaire de Daffy Duck. L'entreprise tourna au désastre. L'ouvrage avait bien été traduit en quinze langues, mais toutes inconnues à ce jour. Loin d'abdiquer, Beckett reprit la plume pour écrire ce qu'il annonça comme le grand roman qui manquait à la littérature américaine. Beckett, dont le sixième sens était très développé_une chance pour lui qui avait égaré les cinq autres dans un taxi_, affirma que, cette fois-ci, le "succès" serait au rendez-vous. Son éditeur apprit la nouvelle et s'envola pour l'Amérique latine. Après de longs moi de travail, O temps, emporte le vent parut enfin en librairie. Le livre fut mal accueilli par la critique qui lui reprocha une étrange parenté avec l'oeuvre de Margaret Mitchell. Beckett se défendit de l'avoir plagiée mais on retrouva chez lui la moustache de Clark Gable. Humilié, Beckett s'enferma dans un distributeur automatique de boisson chaudes de Wall Street. Il y resta trois année comme "café lyophilisé non sucré". A sa sortie, il sombra dans le désespoir en constatant que ses vêtements étaient démodés. Au moment où il décida de s'immoler par le feu, Beckett fit la connaissance d'un certain Heinrich, un passant qui lui proposait son briquet. Finalement, Beckett renonça à mettre fin à ses jours et brûla le chapeau de son bienfaiteur. Cet incident clos, les deux hommes en rirent, puis ouvrirent un petit commerce de notaires empaillés. Beckett venait ainsi de dire adieu à l'écriture et à ses angoisses. Il s'empressa d'aller porter la bonne nouvelle à ses parents qui lui firent gentiment remarquer que ses études leur avaient tout de même coûté la modique somme de 32 500$. Il ne resta pas à dîner
Si celà dérange l'une de vous, je peut retirer tout de suite les mini nouvelles ou autres, mais si vous êtes d'accord, laissez-moi votre blog ou site. MERCI
Réactions à vos commentaires:
*Voilà, les erreurs sont réparées, désolé et merci!
Publié le 03/12/2007 à 12:00 par moonsun
*******« Ni l’or ni la grandeur ne nous rendent heureux » La Fontaine
« Nous sommes les abeilles de l’univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible » R.M. Rilke
*******
*~*~*~*~*Les Esquimaux avaient cinquante-deux noms pour la neige parce qu’elle était pour eux d’une grande importance, il devrait y en avoir autant pour l’amour . *~*~*~*~* tiré de
Faire surface , livre de Margaret Atwood
TOUT CE QUE TU NE SAIS PAS DONNER TE POSSEDE A.Gide
«
ce qui entrave aujourd’hui l’émancipation des femmes c’est l’attente du prince charmant […] Le problème, ce n’est pas que le prince charmant n’existe pas, c’est qu’il existe ! »
There is a solitude of space,
Il y a une soliltude de l’espace
A solitude of sea,
Une solitude de la mer
A solitude of death, but these
Une solitude de la mort, mais toutes
Society shall be,
Seront jeux de société en face
Compared with that profounder site,
De ce site plus profond
That polar privacy,
De cette intimité polaire
A soul admitted to Itself :
Où une âme se boucle avec elle-même
Finite Infinity
Infinité Finie.
Emily Dickinson Lieu-dit, l’Eternité
Les femmes de Virginia Woolf un livre de Vanessa Curtis sur les principales femmes qui ont marqués la vie de l’auteur dont j’ai déjà parlé ici,
là et
là aussi
Et voilààà c’est finit pour une fois qu’un article muze n’est pas trop long moi ça me met en joie
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Publié le 03/11/2007 à 12:00 par Manon
Pauvres enfants! C'est toujours eux qui paient les bêtises des grands, en attendant d'être en âge de faire soigneusement les mêmes =>Jean Anouilh
un livre de Delphine de Vignan
No et moi (je ne fait que recopier ^^):
Lou est une adolescente surdouée, dotée d'une très grande sensibilité. Elle s'échappe de l'appartement familial, où sa mère s'enlise dans la dépression. Lou aime, par exemple, observer les gens sur les quais de gare ; c'est là qu'elle rencontre No, une jeune sans-abri. L'une est timide, l'autre sauvage. Lou décide cependant de percer les mystères de No. Leur amitié se cimente aussi de semaine en semaine, autour d'un café. Lou se met en tête d'aider No. Mieux: de la sauver! La jeune fille, naïve et utopiste, affronte soudain la réalité. Cette violente confrontation se révèle être une étape nécessaire pour entrer dans le monde des adultes.
Un livre dont le sujet me touche beaucoup surtout aujourd'hui :D donc c'est un homme de Philip Roth sur la fragilité du corps et insiste sur le fait que nous ne sommes rien sans et nous montre à quel point nous sommes affectés par les maladies
Mémoire de porc-épic d'Alain Mabanckou est, comme l'indique son titre les mémoires d'un porc-épic qui, poussé par son double humain a tué des hommes il dissèque donc à revert les réactions humaines.
un film sorti en dvd: le temps qui reste: (encore du recopiage) Romain à 30 ans et il va mourir dans quelques mois d'une maladie incurable. Mais savoir qu'on meurt ne rend pas forcement meilleur.
Darling est l'adaptation d'un roman et raconte l'histoire malencontreusement vraie d'une jeune fille qui, de l'adolescence au mariage fut une victime. On nous plonge nous aussi dans le rôle du boureau. Interressant
la forêt de Mogari conte la relation touchante entre une aide soignante et un vieu monsieu qui n'arrive pas à se remettre de la mort de sa femme. Entre mélancolie et paysages magnifiques.
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La Vie intérieure de Martin Frost et hop, recopiaage :)
Martin Frost, héros de cette vie intérieure est écrivain. Comme Paul Auster, son créateur. Dans la maison isolée où Frost se retire pour se reposer et écrire, trônent des photos de famille qui est celle de Paul Auster. Et la voix racontant l'aventure romanesque qui arrive à Martin Frost est celle de Paul Auster...
Il est peu de dire que ce film multiplie les mises en abyme. Et l'on ne peut s'empêcher de se demander jusqu'où elles se prolongent : et si l'aventure de Martin Frost avait aussi été vécue par Paul Auster? Celle de d'un écrivain rencontrant l'inspiration sous la forme d'un jeune femme amenée àdisparaître une fois son nouveau livre achevé, tombant amoureux d'elle et refusant de la perdre, quitte à sacrifier son travail.
Et si, entre l'art et l'amour, le roman et la vie, il fallait choisir? Et si Auster avait été lui-même tenté de le faire pour une muse plus désirable qu'une autre?
Une artiste musicale dirons-nous qui vaut vraiment le détour: PJ Harvey
Une exposition sur la diaspora, la toute première qu'ai connue l'humanité, se déroule Quai Branly, 218 rue de l'univertisité dans le 7e arrondissement de Paris
On s'y fera est un des rares livres iranien qui est passé à travers les mailles de la censure, écrit pas une femme, Zoya Pirzad, c'est l'histoire d'une femme divorcée qui tente de gérer la fille de 19ans parallèlement à sa mère et en même temps tente de résister à l'homme qui veut l'épouser.
Je juge que l'interview de l'autrice est bien donc je vous conseille vivement de vous procurer ce numéro!
une adresse pour muze:
http://www.myspace.com/magazinemuze
Publié le 10/10/2007 à 12:00 par manon
Je trouve tout de même le temps de vous faire ce petit article en vous promettant de faire des efforts:
Boys, boys, boys livre de Joy Sorman (je précise que je ne fait ici que recopier texto ce qui est dit car c’est tout :p) Aux femmes la psychologie, aux hommes paraît-il. La jeune narratrice (Joy Sorman est née en 1973) se révolte contre les clichés qui isolent hommes et femmes. Par l’action et la parole, elle refuse les codes identitaires habituels, tente d’abolir ces frontières et de devenir une « femme virile »-mais se heurte à la rigidité des lois établies. Ce roman flirte avec l’enquête sociale et l’essai. Le style est particulier : abrupt, direct, cru, revendicatif, de l’ordre du cri, di S.O.S. et de l’appel à la révolte. Un livre qui a reçut le prix flore en 2005
Chercher le vent de Guillaume Vigneault (vous remarquerez que, encore une fois, dans ma grande feignantise je ne fais que recopier ^^)
Errance américaine, façon road movie, pour ce jeune auteur canadien qui écrit en français . Après un chagrin d’amour, un homme part avec un ami pour traverser les Etats-Unis en voiture pour « chercher le vent ». D’étapes en rencontres, la douleur de l’un se calme, et l’on se rend compte que l’autre aussi a bien des blessures enfouies en lui.
Un grand bravo à 99f qui fait réfléchir sur beaucoup beaucoup de choses à voir pour une fois qu’un film français change ;)
REGARDE-MOI sur le rôle des femmes dans les cités. Pour changer, les hommes ne seront pas à l’honneur dans un film qui parle dans la vie dans les cités J
Du 15 septembre au 13 janvier se tient une exposition unique au monde et dans l’histoire au musée du Luxembourg à Paris donc sur Arcimboldo(
voir ici,
là,
ici ou bien encore
là) cet artiste donc une petite partie de sa création a étouffé le reste.
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un DVD unique de Priscilla Telmon qui a décidé de marcher sur les traces d’Alexandra David Néel (rien que pour l’interview, il faut acheter ce numéro!) un voyage fabuleux à travers l’Asie
« Restons bohémiens, cher œil noir, afin de rester artistes ou amoureux, les deux seules choses qu’il y ait au monde. (…)L’amour avant tout quand l’astre est en pleine lumière, l’art avant tout quand l’astre décline. » Lettre de Georges Sand à Eugène Delacroix