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moonsun
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Date de création :
19.03.2006
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04.07.2008
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poesie

De l'aube au crépuscule

Posté le 26.05.2008 par moonsun
Voici le petit caca que j'ai pondu pour le bac blanc de français, il fallait bien faire quelque chose, résultat, deux heures à compter sur mes doigts comme une neuneu pour les alexandrins ^^ mais j'étais pas la seule lol. Le sujet était : "faire un poème ayant pour thème la nuit" (en gros) donc voici

De l'aube au crépuscule

La nuit tombante recouvre d’un voile d’ombres
Les quelques dernières lueurs crépusculaires
Apparaît l’éphémère où chiens et loups sont frères :
Silencieux royaume dans lequel tous sombrent

Transforme-nous donc, Nuit !
Car toi seule qui
Fait chanter mon cœur, Nuit !

A présent tes sons particuliers s’installent :
De la chouette hululante jusqu’au rossignol
Chantant, s’apprêtent ensemble à prendre leur envol
Tandis que le crapaud fait entendre son râle.

Transforme-nous donc, Nuit !
Toi au milieu de qui
La luciole luit

Mais toutes tes merveilles ne savent qu’éveiller
En moi le chagrin et la douleur de l’absence,
Et m’enlèvent un quelconque espoir de subsistance :
Sans sa clarté, je ne suis qu’une âme égarée.

Transforme-nous donc, Nuit !
Car c’est toi seule qui
Nous cède ta folie.

Enfin, le sommeil me gagnant je l’aperçoit
Lui, qui de mon cœur connaît détours et secrets
Amour, qui sait d’un seul regard me redonner
Le sourire, laisse-moi aller dans ses bras.

Transforme-nous donc, Nuit !
Au loin, déjà, il luit :
L’Oriflamme solaire.




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--

L'aquarium

Posté le 26.05.2008 par moonsun
Je tient à vous présenter ce poème que j'ai écrit il y a quelques mois mais vu que c'était pour le concours de poésie en liberté (pour lequel je n'ai pas été retenue, rassurez-vous!), je ne devais pas le mettre ici. Bon maintenant je peut. J'ai essayé de changer un peu de style pour celui ci il est plus symboliste et puis, surtout, j'ai essayé de faire ressortir une ambiance plus personnelle sur ce poème, bref, c'est à vous de voir!

L'Aquiarium

Je suis dans l’appartement-aquarium, avec son salon frais ;
Sa vitre libre.
Les plantes entassées ploient sous le poids de leurs nombreuses fleurs.
L’appartement ressemble à la forêt vierge, protégé de la chaleur extérieure par les dalles de pierre du sol.
Les fleurs occupent la pièce par leurs parfums capiteux, étrange présence féminine.
Cette présence s’enracine peu à peu en moi, germe et fleuri.
A jamais liée à elle par mon rhizome vital.

Suis-je une fille de la lumière ou de l’oublie ?

La mémoire se ramifie au fil de la vie, certaines branches meurent et tombent, d’autres sont touchées par des maladies et moi…
Je l’attends et je ne peux oublier que ce sont ses fleurs, ses plantes, sa petite jungle d’intérieur, ses amies.
Elle a du être bien seule, avec ses amies végétales dans les longues soirées noires
dans son salon à errer mentalement hors de l’aquarium fleuri, hors de tout ça. Elle va chez son voisin, celui d’en face, et lui invente une vie ; chez ses fils, imaginer leurs quotidiens ; dans le pays de sa jeunesse et de ses amours…
Maintenant nous sommes la fille à l’aquarium.

Tennyson

Posté le 24.04.2008 par moonsun
je m'amuse à traduire ces vers car j'ai trouvé ce petit livre dans ma maison, ce n'est peut être pas folichon mais j'aime bien tout de même, ils sont tous d'Alfred Tennyson.
Ici, un poème tiré du recueil "the princess"

As trough the land at Eve
we went,
And pluck’d the ripen’d
ears,
We fell out, my wife and I,
O we fell out I know not
Why,
And kiss’d again with tears.

For when we came were lies
The child
We lost in other years,
The above the little grave,
O there above the little grave,
We kiss’d again with tears.
Sweet and low, sweet and low,
Wind of the western sea,
Low, low, breathe and blow,
Wind of the western sea!
Over the rolling water go,
Come from the dying moon,
And blow,
Blow it again to me ;
While my
Pretty one, sleeps.

Sleep and rest, sleep and
Rest,
Father will come to thee
Soon;
Rest, rest, on mother’s
Breast,
Father will come to thee soon;
Father will come to his
Babe in the nest,
Silver sails all out of the
West
Under the silvery moon:
Sleep my little one, sleep, my
Pretty one, sleep.




Alors à l’autre bout du pays, la nous
Vînmes,
Et nous cueillîmes le fruit
Mur,
Nous nous embrouillâmes, ma femme et moi,
O nous nous embrouillâmes je ne sais
Pourquoi,
Et nous nous embrassâmes à nouveau, larmoyants.

Pendant que nous étions où état étendu
L’enfant
Nous nous perdîmes dans d’autres années,
Ici au-dessus de la petite tombe
O ici au-dessus de la petite tombe,
Nous nous embrassâmes à nouveaux, larmoyants.

Doux et lentement, doucement et
Lentement,
Souffle le vent de la mer d’ouest,
Lentement, lentement, respire et expire,
Souffle le vent de la mer d’ouest !
Au-delà des roulantes eux va,
Vient de la lune mourante,
Et souffle,
Souffle le moi encore ;
Tandis que mon tout petit, tandis que mon
Chéri, dors.

Dors et reste, dors et
Reste,
Papa va venir à toi
Bientôt ;
Reste, reste sur le souffle de
Maman,
Papa va venir à toi
Bientôt ;
Papa va venir à son
Bébé dans le nid,
Voiles d’argent partout à l’
Ouest
Sous la lune argentée :
Dors, mon petit, dors, mon
Chéri, dors.


Alors, bien évidement, je ne suis pas infaillible et il se peut que j'ai fait plusieurs erreurs mais je ne pense pas que ce soit sur celui-là qu'il y en ai le plus. Donc, si la traduction vous semble bizarre ou que vous ayez quelque chose à redire... je suis à votre écoute!
lien image

Forgetfulness

Posté le 07.11.2007 par moonsun
Encoooore du Billy Collins car ce poème est vraiment magnifique

~*~*~*~*~*Forgetfulness~*~*~*~*~*
The name of the author is the first to go
followed obediently by the title, the plot,
the heartbreaking conclusion, the entire novel
which suddenly becomes one you have never read,
never even heard of,

as if, one by one, the memories you used to harbor
decided to retire to the southern hemisphere of the brain,
to a little fishing village where there are no phones.

Long ago you kissed the names of the nine Muses goodbye
and watched the quadratic equation pack its bag,
and even now as you memorize the order of the planets,

something else is slipping away, a state flower perhaps,
the address of an uncle, the capital of Paraguay.

Whatever it is you are struggling to remember,
it is not poised on the tip of your tongue,
not even lurking in some obscure corner of your spleen.

It has floated away down a dark mythological river
whose name begins with an L as far as you can recall,
well on your own way to oblivion where you will join those
who have even forgotten how to swim and how to ride a bicycle.

No wonder you rise in the middle of the night
to look up the date of a famous battle in a book on war.
No wonder the moon in the window seems to have drifted
out of a love poem that you used to know by heart.
~*~*~*~*~*

Image ou texte alternatif



~*~*~*~*~*Oubli~*~*~*~*~*
Le nom de l'auteur est le premier à s'en aller
Suivit sagement par le titre, l'intrigue
La fin déchirante, le roman entier
Qui subitement devient un [livre] dont que vous n'avez jamais lu,
Dont vous n'avez même jamais entendu parlé,

Comme si, un à un, la mémoire que vous devez entretenir
décide de se retirer dans l'émisphère sud du cerveau
dans un petit village de pêcheurs où il n'y a pas de téléphone.

Il y a longtemps vous avez embrassé le nom des neufs Muses au revoir
Et regardé l'équation remballé son sac,
Et même maintenant alors que vous mémorisez l'ordre des planètes,

Autre chose est en train de s'en aller, un état de fleurs peut être,
l'adresse d'un oncle, la capitale du Paragay.

Quoique vous vous efforciez de vous souvenir,
Ce n'est pas sur le bout de votre langue,
Pas même tapis dans un quelconque recoin sombre de votre rate.

Ca a flotté en bas d'une sombre rivière mythologique
Dont le nom commence par un L autant que vous vous en souvenez,
Bien sur votre voie où vous allez rejoindre ceux
Qui ont même oublier comment nager et rouler à vélo.

Pas étonnant que vous vous réveillez au milieu de la nuit
Pour chercher la date d'une célèbre bataille dans un livre de guerre.
Pas étonnant que la lune à la fenêtre semble dériver
D'un poème d'amour que vous devriez connaître par coeur.
~*~*~*~*~*

Some days

Posté le 05.11.2007 par manon
Bon allez, encore un petit Billy Collins, c'est trop beau si vous aimez, il y en a un et puis l'autre ici

c'est donc partit pour Some days

Some Days

Some days I put the people in their places at the table,
bend their legs at the knees,
if they come with that feature,
and fix them into the tiny wooden chairs.

All afternoon they face one another,
the man in the brown suit,
the woman in the blue dress,
perfectly motionless, perfectly behaved.

But other days, I am the one
who is lifted up by the ribs,
then lowered into the dining room of a dollhouse
to sit with the others at the long table.

Very funny,
but how would you like it
if you never knew from one day to the next
if you were going to spend it

striding around like a vivid god,
your shoulders in the clouds,
or sitting down there amidst the wallpaper,
staring straight ahead with your little plastic face?


Image ou texte alternatif



Des fois

Des fois je met les gens à leur place à table,
Plier leur jambes aux genoux,
S'ils viennent avec cette position,
Et je les fixes aux petites chaises de bois.

Tout l'après-midi ils se toisent,
L'homme au costume marron,
La femme à la robe bleue,
Parfaitement sans émotions, au comportement parfait.

Mais d'autres fois, je suis celui
Qui est soulevé par les côtes,
Puis posé dans la salle à manger d'une maison de poupée
Pour m'asseoir avec les autres à la longue table.

Très drôle,
Mais comment prendriez-vous celà
Si vous n'avez jamais su si le jour suivant
Vous alliez le passer.

Marchant à grand pas autour, comme un dieu vivant,
Vos pieds dans les nuages,
Ou s'asseyant là-bas au milieu du papier peint,
Regardant fixement devant avec votre petite tête de plastique?


Partons

Posté le 05.12.2006 par Manon
Mon cœur est fatigué,
Émoussé par le flux et le reflux des jours et des nuits :
Par la monotonie
Sur le sable de l'existence
Trop d'errance et de souffrance
Pour lui, si jeune et frêle.
Parfois il par avec elle
La vie l'emmène
Il est ballotté
Et chahuté…
Mais au moins il Est
Car depuis sa naissance il n'a cessé
D'être
assassiné

Alors parfois il attend
Patiemment,
Il s'enfonce dans ce sable de l'existence vide, morte qui l'endort et le tue un peu plus chaque jour
Et le souffle court,
Il regarde les nuage qu'il le guettent
Et jamais sa quête ne lui paru aussi insensée…
Alors levons nous et partons avec les vagues, loin du rivage monotone
Levons-nous et sauvons nos cœurs tant
Qu'il en est encore temps
La houle sera forte, la noyade possible


Mais levons nous et partons
Pour que nos jours ne se perdent plus dans la dérision
Pour qu'il y ai enfin une raison à notre mort



Car on ne meurt que d'avoir trop vécu…

Voilà, j'espère que ça vous plaira. En fait c'est très hypocrite cette phrase je m'en fou puisque je l'aime non sérieu j'espère que ça vous plaira... car je ne sais pas trop quoi en penser ça me semble pas nullissime mais un peu primaire à mon gout

MEMOIRE

Posté le 02.11.2006 par Manon
ça, il fallait écrire un poème, et c'est l'un des brouillons que j'ai fais avant de sortir "promenade mélancolique"

Mimique, chant mais problème: la mémoire qui qui qui s'
Efface...
Machinalement, les mots, s'enchaînent, sans sens, sans bruit; tel l'
Oracle noir qi s'avance sur les chemins.
Intelligence perdue
Ramification d'une feuille. Un
Elephant n'oublie jamais, jamais....Rien!

Promenade mélancolique

Posté le 20.09.2006 par Manon
Aurore grise pareille aux âmes délaissées.
Un astre jauni par les siècles plane encore au-dessus du vent frais.
Triste promenade, solitude tant attendue mais l'on aperçoit deéjà l'
Oriflamme pourpre se levant sur la collinne, la
Marcehuse enveloppée de noir à grande faux apportant la
Nuisance;
Erigeant la monotonie des jours:

Gorge infranchissable.
Renaissance devenant mourrante,
Idée mourante, telle est la
Solitude qui se meurt...
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